Damalis

9782283031841

Au VIIe siècle avant Jésus-Christ, la vie d’un jeune esclave Thrace, arraché à son peuple et vendu à une famille grecque de la cité-Etat de Milet, sur la côte anatolienne.

Passionnante immersion dans l’antiquité grecque! A travers le regard de Damalis, personnage inoubliable, nous plongeons au cœur des intrigues de la cité, des luttes de pouvoir et des guerres avec les autres cités-Etats.

Loin des grandes batailles et des hauts faits historiques, ce roman est d’un réalisme rare. L’écriture de Marie Barthelet réveille tous nos sens. Les odeurs, les images, le toucher presque. C’est un don rare que de pouvoir ainsi rendre le décor aussi palpable et les personnages aussi vivants.

Un grand roman!

Gaël

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Étonnants Voyageurs : c’est parti!!

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Comme tous les ans, le festival Étonnants Voyageurs débarque à St Malo et c’est ce weekend. Au programme, des rencontres, tables rondes, cafés littéraires, expos, films, ateliers…bref, il y en aura pour tous les goûts, petits et grands.

Nous aurons la joie de vous retrouver là-bas sur les stands Jeunesse (Gallimard, L’Ecole des Loisirs, Nathan, Syros, Le Seuil, La Martinière, Didier et Auzou) et d’accueillir de chouettes auteurs/illustrateurs (Yves Grevet, Dorothée de Monfreid, Tristan Koëgel, Gilles Bachelet..et bien d’autres encore).

Nous avons hâte de partager ces moments de rencontres, d’échanges et d’émotion avec vous!

Par ailleurs, vous pourrez également venir nous rendre visite à la librairie où Gaël, Natacha et Estelle seront là pour vous conseiller. Les horaires sont, toutefois, quelque peu modifiés :

Jeudi 17/05 : 10h00-13h00/14h00-19h00

Vendredi 18/05 : 10h00-13h00/14h00-19h00

Samedi 19/05 : 10h00-13h00/14h00-19h00

Mardi 22/05 : Fermé (journée de repos bien mérité pour tout le monde :)!!)

 

A bientôt,

 

L’équipe du Grenier

 

 

La route sauvage

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La route sauvage, Willy Vlautin, traduit par Luc Baranger, édition Albin Michel (collection Terres d’Amérique), paru le 04/04/2018, 320 pages, 20 €.

Tiens donc, un roman qui se déroule dans les grands espaces américains? Un auteur qui porte des chemises à carreaux et joue dans un groupe de country (je n’invente rien : site de l’auteur) ?

« Ce serait pas un peu cliché, Emma? Tu veux pas lire autre chose? » (Des fois, je crois entendre Gaël tel un Jiminy Cricket, tentant de me remettre dans le droit chemin de la lecture diversifiée.

Et j’ai alors envie de répondre (oui, nous sommes toujours dans mon dialogue fictif-intérieur) :

– Mais, attends, il y a tout : un récit d’apprentissage, des chevaux, un univers rude et un gamin attachant…en plus l’auteur porte même des chemises à Carreaux! Et le cheval, dans l’histoire s’appelle Lean on Pete. PETE! C’est pas un signe, ça?!!

Emma, il faut passer à autre chose maintenant (Me dirait alors, Gaël, d’une voix blasée, mais sans trop y croire.).

Je crois que c’est mort, Gaël. C’est trop tard. D’ailleurs, tu devrais faire gaffe, Fanny est aussi contaminée. Ca se propage à une vitesse ce truc

Après avoir eu la sensation étonnante d’être dans un nanard au vue de la qualité des dialogues, je me ressaisis.

Bref, La route sauvage , c’est chouette, un vrai coup de cœur. Et le petit plus : il vient de sortir au cinéma. Je vous invite donc à le lire et à aller voir son adaptation qui est, parait-il, remarquable.

Bande annonce La route sauvage

Emma

P.S : Et pour ceux à qui le pitch dit quelque chose, ce roman était effectivement déjà paru en 2012 mais sous le titre de Cheyenne en automne, aux éditions 13ème note (épuisé aujourd’hui, cette maison n’existant plus).

Attention, ça va piquer!!

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La promesse, Tony Cavanaugh, traduction Paul Benita, Sonatine, paru le 12/04/2018, 22€

L’année dernière était paru L’affaire Isobel Vine, un polar tranquille (un peu à la Connelly), se déroulant à Melbourne. Premier titre traduit en français de Tony Cavanaugh, nous faisions ainsi connaissance avec Darian Richards, son enquêteur désabusé. Chouette roman, bien ficelé, laissant présager une nouvelle série sympathique.

J’ai donc, naturellement sauté sur la nouveauté, La promesse et, si je n’ai pas été déçue du voyage, il m’a quand même un peu retourné l’estomac. Adieu le polar pépère et bonjour Monsieur-le-tueur-en-série-pervers qui ne vous donne pas tellement envie d’aller tutoyer les vagues de la Goldcoast! C’est dommage, le cadre de cette région du Queensland est plutôt idyllique, mais je peux vous promettre que vous n’aurez plus tellement envie d’y passer vos vacances : De très jeunes filles disparaissent mystérieusement. Peu après, des photos témoignant des différents sévices qui leur sont infligés apparaissent, semant aussitôt la panique…

Vous l’avez compris, ce nouvel opus (qui est en fait le premier de la série, en Australie) est plus violent que le précédent et assez dérangeant car nous sommes réellement dans la tête du tueur, de part la narration. Ceci étant dit, il est bien construit, très bien rythmé et, je dois le reconnaitre, addictif.

Coup de cœur!!

Emma

 

L’imparfaite amitié

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Quel beau coup de cœur mes amis, quel beau coup au cœur. Et pourtant, comment vous dire ce qu’est cette  Imparfaite amitié  de Mylène Bouchard. Il y a des accents de Kundera dans cet ouvrage, dans ses questionnements sur l’amour et l’amitié. J’ai envie d’écrire cette phrase posée dans L’insoutenable légèreté  pour commencer à dire ce livre :

« Il n’existe aucun moyen de vérifier quelle décision est la bonne car il n’existe aucune comparaison. Tout est vécu tout de suite pour la première fois et sans préparation (…) la vie ressemble toujours à une esquisse. Mais même « esquisse » n’est pas le mot juste, car une esquisse est toujours l’ébauche de quelque chose, la préparation d’un tableau, tandis que l’esquisse qu’est notre vie est une esquisse de rien, une ébauche sans tableau. ».

Alors Mylène Bouchard m’a fait vivre tout cela. Et Amanda est toute cette pensée. C’est une femme indépendante, qui aime fort. Amanda vient de l’Isle-aux-Coudres, son histoire est liée à une goélette qui prend feu sur le fleuve Saint-Laurent en 1967 et son destin est scellé à un tableau vendu dans une petite galerie praguoise, de nos jours, représentant une femme voguant sur un bateau. C’est l’histoire d’un feu intérieur et Amanda est ce feu : c’est une aventurière, de celle qui va de l’avant, toujours. Elle quittera l’Isle-aux-Coudres pour Québec puis Prague, le flot de la vie est là : créer des liens, partager des réflexions, des envies. J’y ai parcouru son journal, ses souvenirs, son « registre des lièvres », ses petits dialogues avec Finn, son fils, ses confidences pour Sabina, sa fille, les lettres à ses belles amies, à ses amours. Amanda est dans la pulsation de sa vie. L’imparfaite amitié suit ce rythme : des textes datés s’entrecroisent avec des tableaux typographiques, une phrase d’inspiration donne souffle au passé, au présent. Mylène Bouchard s’affranchit du style littéraire traditionnel et nous offre ce roman qui transporte, interroge, émeut, libère.

« Réfléchis bien cela Sabina : 1 Aimer très fort / 2 Résister / 3 Choisir »

J’ai donc commencé à aimer très fort cette Imparfaite amitié , il y fait bon s’approcher de ce feu de joie et y lire le crépitement d’Amanda Pednault.

L’imparfaite amitié de Mylène Bouchard aux éditions La Peuplade. 387 p. /  22 euros.

Fanny.

Rencontre autour de Jackson C. Frank

Après la lecture de La ballade silencieuse de Jackson C. Frank, nous avons invité Thomas Giraud à venir partager et échanger avec vous autour de ce destin maudit. Il a accepté avec enthousiasme, et nous vous proposons donc une soirée (musicale?) le vendredi 1er juin. Les guitaristes connaissant le répertoire de Jackson C. Frank sont évidemment les bienvenus! Qu’ils n’hésitent pas à nous contacter!

Les libraires masqués

 

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                                                                   Thomas Giraud

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Goodbye, Loretta

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1974, Short Creek, Arizona. Il y fait chaud mais pas que. Il y fait bon être un Mormon polygame avec une barbe fournie pour les hommes, et d’être « épouses-sœurs-mères » dans de longues robes en coton pour les femmes. C’est dans ce monde que Loretta, 15 ans et âme rebelle, vit. Loretta ne rêve que de s’enfuir dans une vaste voiture américaine, en portant un jean moulant et en mâchouillant son chewing-gum. Elle croit dur comme fer à cette folle échappée, tout comme sa communauté croit au Royaume de Dieu, tout comme Jason croit en son héros, le fantasque cascadeur Evel Knievel. Jason est le neveu de Dean. Et Dean est promis à Loretta pour sauver « l’âme en péril » de cette dernière. Car n’est pas libre qui veut dans cette assemblée « divine-de-Jésus-Christ-des-Saints-derniers-jours-qui-monte-au-ciel-etc… »

Shawn Vestal nous entraîne donc dans cette histoire et nous fait vivre ce récit comme un film: il y a l’atmosphère, le rythme, toute une galerie de personnages et le trait d’humour décalé pour pimenter le tout. L’auteur y convoque la mémoire de l’Amérique par le prisme du fondamentalisme religieux, c’est décapant et délicieusement irrévérencieux. Vestal donne corps et voix à ses protagonistes, il y montre l’aridité des paysages comme celle des esprits et nous fait écouter cet hymne à la liberté sur fond de road-trip aux accents de roman noir. Goodbye, Loretta est un livre féroce qui sort des sentiers battus et donne envie de rejoindre Loretta pour humer l’air chaud de la vaste liberté, cheveux au vent, tout en faisant des bulles avec notre chewing-gum à la fraise. Ça décape et c’est chouette.

Goodbye, Loretta de Shawn Vestal aux éditions Albin Michel dans la collection Terres d’Amérique – Traduction essentielle d’Olivier Colette – 341 p. – 23 euros –

Fanny.

Ps: et si vous vous posez la question du pourquoi-du-comment je pose à côté d’un lièvre et bien lisez le livre… huhuhu.