Oublier Klara

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Isabelle Autissier a écrit la très intéressante préface du livre d’ Ada Blackjack mais dernièrement, la navigatrice a aussi écrit un magnifique roman : Oublier Klara. Peut-on dire que l’on ressent la beauté généreuse d’une femme à travers ses lignes d’écriture ?. Et bien oui oui oui  ( c’est ce que l’on appelle de l’auto réponse, une sorte de maladie de libraires, des tas de mondes lus et une seule tête pour tout absorber 🙂 )

Voici l’histoire de Iouri, scientifique spécialisé dans l’étude des oiseaux, installé depuis plus de vingt ans en Californie. Un jour, un appel venant de Mourmansk, ville proche du cercle polaire appartenant à la fière Russie, le rappelle à ses souvenirs.

Son père est mourant. Iouri décide de retourner sur les terres de son passé pour espérer un dernier regard de la part de Rubin, son père, fier homme endurci par les années de pêche et de boissons fortes. Mais ce qui l’attend est beaucoup plus vaste que cela.

Oublier Klara est un roman sur la mémoire, les secrets de famille, la quête d’un petit-fils pour se réconcilier avec son passé et ce qu’il est. Cela m’a emporté loin, très loin même, pour mon plus grand plaisir.

Décidément, Isabelle Autissier a de nombreux dons dont celui de vous embarquer magnifiquement vers un Ailleurs… de quoi sublimer votre été !

N’oubliez pas Klara et venez découvrir cette grande aventure humaine.

Fanny.

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Bienvenue à Korototoka

KOROTOTOKACinq femmes, cinq amies que la vie et ses aléas ont séparés pendant près de cinquante ans.
Un jour, Sina, Maya, Lisbeth et Ingrid reçoivent une lettre de Kat – l’aventurière -. Elle les invite à laisser leur vie monotone en Norvège et de venir passer une retraite bien méritée dans sa maison des îles Fidji, située au milieu d’une plantation de cacao.
Réunies, les cinq femmes vont devoir (ré)apprendre à vivre ensemble, à mettre de côté leurs différences et rancœurs passées. Mais surtout, elles vont devoir se soutenir dans leurs déboires liés à la vieillesse.

Anne Ostby nous livre un très beau roman plein d’humanité, dans le quel on rit, on pleure et où on partage un délicieux lovo dans la « Vale nei Kat ».

Bienvenue à Korototoka, où les langues se délient tout en croquant un morceau de chocolat noir pur beurre de cacao, où l’amitié triomphe et où les rêves se réalisent, même à 70 ans !

Merci à Hélène Hervieu pour sa traduction.

Célia.

 

Ada Blackjack

Ada Blackjack-

Encore un grand rendez-vous d’aventure paru chez Paulsen. La préface d’Isabelle Autissier ne laisse présager que du bon… et c’est le cas. Ada Blackjack, retenez ce nom.

Nous sommes au début des années 20, l’explorateur canadien Vihjalmur Stefansson, personnage quelque peu imbu de lui-même, décide de monter une expédition sur l’île de Wrangel. C’est le bout du bout du monde, dans l’océan arctique, entre Amérique et Russie. Stefansson souhaite y planter le drapeau britannique. Quatre jeunes apprentis aventuriers le suivent aveuglément dans ce projet épique, certains de vivre une expérience unique… et elle le sera.

Pour des raisons financières et familiales, Ada,  jeune couturière Inuit, embarque…seule, effrayée par cet isolement contraint, tout autant par les ours et ces hommes blancs.

Sur l’île, Ada Blackjack tient un carnet de bord, elle y raconte ses peurs, ses questionnements, ses angoisses, le manque de son fils, les conditions extrêmes, la vétusté du matériel et ses compagnons mal préparés au Grand Nord. Puis vient la grande solitude.

Jennifer Niven (avec la traduction de Jean-François Chaix) a le talent pour transposer ses connaissances de manière romancée et précise. J’ai pu lire le courage d’une femme Iñupiat , sa ténacité, sa force, celle de tenir sur cette île isolée, battue par les vents glacés. J’ai pu y lire aussi la lâcheté des hommes et la volonté des familles pour obtenir la vérité.

Voici un récit fait comme un roman, une aventure de vie extrême qui emporte, révolte parfois, subjugue souvent. Venez à la rencontre d’Ada Blackjack et vivez avec elle une des plus intenses histoires du Grand Nord.

Fanny.

Des grands espaces mais pas que…

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Oui, oui, oui, avec Gaël nous sommes laaaaaarrrgement en retard concernant la rédaction de nos coups de cœur sur ce blog mais que voulez-vous, une partenaire en moins sur une année et tout s’effiloche! Mais nous tenons bon, voilà un petit air de grands espaces juste pour vous.

Sauvage de Jamey Bradbury. Traduction Jacques Mailhos. Illustration de couverture Andrey Spiry (oui parce que, quand même, qu’elles sont belles ces couvertures chez Gallmeister).

Voici un roman qui subjugue, émeut et neutralise toute envie d’abandon.

Bradbury signe une histoire aussi sombre que magnétique où la nature sauvage de l’Alaska épouse l’esprit tout aussi sauvage de Tracy Petrikoff. Tracy est une jeune fille solitaire, énigmatique, attachée à ses chiens comme à ce qui reste de sa famille, disloquée par la mort récente de sa mère.

Tracy court, parcourt les bois et, un jour, mord pour s’échapper. Cette angoissante rencontre va alors bouleverser sa vie et lui donner du fil à retordre pour la suite; suite qui s’avèrera aussi intense qu’une participation à l’Iditarod. Sauvage est un roman aussi puissant qu’un loup, aussi fascinant qu’une aurore boréale. Un livre à lire pour le ressentir jusque dans sa moelle.

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Les morts de Bear Creek de Keith McCafferty. Traduction de Janique Jouin-de Laurens. Illustration de couverture de G. Polini.

Si vous avez aimé Les meurtres sur la Madison (sorti en format poche, il vous attend de pied ferme à la librairie), vous adorerez Les morts de Bear Creek. L’occasion de retrouver notre shérif au long cours, Martha Ettinger et Sean Stranahan, notre artiste-pêcheur aux sens aiguisés.

C’est donc au cœur des Rocheuses que sont déterrés, par une grizzly, deux corps. C’est aussi sur les berges de la Madison que se sont perdues deux précieuses mouches à pêche recherchées par « Le club des menteurs et monteurs de mouches »…tout un programme.

C’est avec une délectation certaine que j’ai remonté montagnes et rivière, en compagnie de cette fine équipe. Une ambiance, des grands espaces, des personnages attachants, troublants, étonnants et un jeu de piste rondement bien mené. Voici donc un délicieux polar à la sauce natural writing, on en redemande !

Fanny.

Les lectures d’été Oyé!

 

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Et oui… il est là, il est beau, il est chaud, c’est le soleil. Qui écrit « soleil », écrit « doigts de pied en éventail », écrit « sous le soleil, la plage », écrit « vive les hamacs libres », écrit « cocktails et compagnie, hips », écrit « un brumisateur s’il vous plaît », mais surtout, écrit « LECTURES D’ÉTÉ OYÉ ! ».

Voilà donc notre sélection : elle est belle, elle est fraîche et il y en a pour tous les goûts ! Venez donc embarquer quelques uns de ces romans que nous avons adorés, sous vos bras bronzés et musclés, venez avec vos grains de sable coincés dans vos tongs, votre odeur de monoï et votre sourire de vacanciers épanouis.

Lisez, c’est bon pour la santé !

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Les gais lurons masqués.

Entre fantasy et roman historique

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L’appel des Quarante (La Rose de Djam T1) de Sandrine Alexie (éd. L’Atalante)

Il est des romans qu’on a du mal à ranger dans une seule case. Et pourquoi le faudrait-il? Oui, mais quand on est libraire il faut bien le placer quelque part 🙂 . Le dilemme s’est présenté avec ce passionnant roman de Sandrine Alexie, L’appel des Quarante, qui s’immisce à la frontière entre roman historique et roman de fantasy.

L’histoire se situe à la fin du XIIe siècle au Moyen-Orient, alors que la région se partage entre les turcs Seldjoukides, les kurdes de Saladin, les chrétiens byzantins, les Francs et divers califats… Autant dire que les voyages n’étaient pas très sûrs! C’est pourtant dans un long périple que va se lancer une jeune femme franque, Sibylle, depuis les bords de la Méditerranée, près d’Antioche, en direction du Levant, en quête de la mystérieuse Rose de Djam.

Dans un style tantôt fleuri, tantôt gouailleur, Sandrine Alexie mêle habilement le plaisir de l’évasion  et une plongée réaliste au cœur de l’Histoire. Ce qui ravira autant les amateurs de fantasy que ceux de romans historiques. Quand une touche d’humour et de féminisme viennent parachever le tout, on est proche de la perfection!

Gaël

Charmant

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Nelly est une jeune femme comme les autres. Amour, beauté, dessin (BD)… on peut dire que rien ne lui réussit !
Mais sa vie change le jour où elle met la main sur un carnet mystérieux. De là, Nelly va rencontrer « LE » prince charmant, va affronter une adorable petite fille diabolique et accessoirement essayer de sauver le monde !

David Safier nous fais sauter à pieds joints dans ce roman vivifiant et coloré, qui m’a presque donné l’impression d’être dans une bande dessinée.
Nelly et ses compagnons plus loufouques les uns que les autres seront ravis de vous faire suivre leurs histoires riches en rebondissements.

Un grand merci à Virginie Pironin pour la traduction de ce livre.

Que du bonheur !

Célia.