Money shot

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Et voilà, c’est la collection NeoNoir et donc foncièrement « rock and roll« . Dans Money shot, il y a de la lutte acharnée, du règlement de compte, des filles aux regards usés par la vie, des girls qui se trémoussent, un détective inflexible et une ancienne du « X » qui va remettre tous les compteurs à zéro. Vous secouez tout cela dans le shaker Gallmeister et vous avez un polar riche en rebondissements et en coups de poing. Gina Moretti, star de l’industrie pornographique ayant raccroché -non pas ses gants… quoique- mais son string (oui je sais, c’est facile), a fondé l’agence de mannequins Angel Dare. Tout va bien jusqu’au jour où une jeune femme apeurée vient la voir au bureau avec une valise. Et là, tout bascule. Si vous aimez les rythmes effrénés, les courses-poursuites entre bons, grosses brutes et truands psychopathes, la vengeance d’une femme coriace, ce livre est alors fait pour vous, une vraie bombe made in Christa Faust, un nom qui ne s’invente pas 😉

Money shot de Christa Faust – éd. Gallmeister – 238 pages – 17.50 euros –

Fanny

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La ligne de fuite

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Voici une nouvelle traduction du livre de Robert StoneDog soldiers” paru en 1975 (titre français: “Les guerriers de l’enfer“, 1978) et une découverte géniale pour ma part. Robert Stone, ami de Ken Kesey (pour les aficionados), a été correspondant de guerre durant la guerre du Vietnam. Et c’est par là que le roman commence : à Saïgon, Converse, journaliste dilettante, va et vient dans cette ville sous tension, la guerre touchant à sa fin. Sur un coup de tête, et ayant pour idée de faciliter son retour, il confie une paquet d’héroïne à Hicks, un Marine à l’esprit alerte mais quelque peu vrillé quand même… . Hicks doit livrer la drogue sur San Francisco, chez Marge, la femme “borderline” de Converse. Et bien évidemment, en compagnie de tels personnages, rien ne se passe comme prévu. Avec une plume acérée et un humour caustique, Stone nous entraîne dans une folle course-poursuite  sur fond d’Amérique perdue, de défonce, de voitures lancées sur la route “à la mode Kerouac”. Du grand art pour ce roman noir qui fait de ses héros des pantins désarticulés, où souffle le vent terriblement sec de cette liberté jamais retrouvée. Un vrai bon moment!

La ligne de fuite de Robert Stone – éd. de L’Olivier – 377 pages – 22.50 euros –

Fanny

L’Amérique à Oron

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Et là vous vous dites : mais qu’est-ce qu’elles font encore?! Rien, on prend les repères pour notre prochaine escapade en Suisse. Plus exactement, à Oron, chez Marie. Parce que Marie, super libraire suisse, a eu l’idée de créer un festival de littérature américaine, là-bas, dans sa ville, avec une super équipe. C’est du 15 au 17 septembre, ce qui laisse le temps pour s’organiser (N’est-ce pas?!). Et le truc, c’est qu’il y a une programmation de malade : des livres, des rencontres, des films, de la musique, des bières et surtout des balades en forêt avec…Joseph Boyden, Pete Fromm, David James Poissant, Peter Heller, Dan O’Brian et Tom Cooper!

Du coup, comment dire, quand on a su, on s’est mises un peu en mode « fan » :

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Et il faut bien qu’on complète notre collection, non?

Alors, voilà, on a plus que nos billets de train à prendre (pas si compliqué que ça, finalement, de rejoindre la Suisse quand on vient de Bretagne…) et c’est bon.

Et maintenant, danse de la joie :

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Pour plus d’infos :

http://www.lameriqueaoron.ch/

Les libraires masquées

 

 

Le gang des rêves

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1906, Cetta, jeune Calabraise au destin déjà tourmentée, va prendre à bras le corps sa vie, pour fuir vers l’Amérique -terre promise- avec, dans ses bras, Natale, son “bâtard”, rapidement renommé Christmas par les peu scrupuleux fonctionnaires du centre d’immigration d’Ellis Island. 1922, Christmas rencontre Santo Filesi dans son quartier très populaire de l’île de Manhattan et fonde à eux seuls le gang des “Diamond Dogs”, tandis que Cetta, la rage de vivre au cœur, travaille comme prostituée pour l’étrange Sal, cet homme “qui fait chanter les femmes”. Au même moment, la jeune Ruth, fille de la haute bourgeoisie new-yorkaise, est retrouvée quasi morte dans une sombre ruelle. Nous voici ainsi lancé(e)s dans un roman au long cours où nous suivons les choix de vie de ces personnages hauts en couleurs. Avec Le gang des rêves, Luca Di Silvio nous montre ces destins de battants, de ceux et celles qui ne lâchent rien, pour le meilleur et parfois pour le pire. Il y a du sang, de la terreur, de l’amitié, de l’aventure, de la pitié, du grand et bel amour, bref, tout ce qui fait l’étoffe d’un “page-turner”: vibrant d’énergie et passionnant!

Le gang des rêves, Luca Di Silvio, Ed. Slatkine & Cie – 716 pages – 23 euros –

Fanny

Which Beat Generation writer are you?

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Le Grenier prend l’air du côté de la côte Ouest et de sa consœur américaine, la City Light Bookstore. Voici une petite sélection faite, des photographies, écrits, romans, « made in » Brautigan, Kerouac, , Rain Crowe, en passant par Burroughs, Ginsberg et tant d’autres. Tout ceci est en lien avec l’exposition qui a lieu au Centre Pompidou présentant la Beat Generation , une rétrospective inédite consacrée au mouvement littéraire et artistique né à la fin des années 1940 et étendant son influence jusqu’à la fin des années 1960.

Reprenez la route et laissez-vous aller au vagabondage!

Bien chaleureusement,

Les librairies masqué(e)s.

 

Les disparus du phare

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Voici un polar qui fleure bon l’iode, d’où l’on ressent la puissance du vent des Hébrides et où l’on perçoit rapidement les sombres mystères cachés dans la lande. Tétanisé par le froid, un homme est rejeté par les vagues: il ne sait plus qui il est, d’où il vient. à part ces sensations de vertige et de danger omniprésent, « il » ne sait donc plus rien de sa vie. Avec lui, nous partirons dans cette enquête haletante et surprenante. Ressortez vos cirés, l’intense ambiance écossaise de Peter May est de retour! Entre légende, soupçons, meurtres mystérieux et quêtes identitaires, nous plongeons avec délectation au cœur de ces îles tourmentées et entreprenons, nous aussi, notre enquête. Dans un style délicieusement efficace, May ne laisse rien au hasard, nous sommes aux aguets, au sein d’un complot qui, au fur et à mesure, semble tentaculaire et, pendant ce temps là, les abeilles butinent… bbzzzzz Décoiffant !

Les disparus du phare de Peter May – Ed. Le Rouergue – 315 p. – 22.50 euros –

Fanny

Prix des lecteurs : le résultat

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Ce ne sont non pas deux, mais trois vainqueurs pour ce prix des lecteurs 2016, puisqu’il y a deux ex æquo dans la catégorie littérature étrangère : La femme qui avait perdu son âme (Bob Shacochis) et City on fire (Garth Risk Hallberg).

En attendant Bojangles (Olivier Bourdeaut) arrive, quant à lui en tête, loin devant les autres, pour la catégorie littérature française.

Nous remercions tous les lecteurs ayant participé à ce vote et nous vous donnons rendez-vous en septembre, pour le prix Polar/SF.

Les libraires masqués