Règne Animal

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Une ferme dans le sud de la France, d’abord à l’aube du XXe siècle puis au début des années 80.

La beauté âpre de la vie paysanne, l’abnégation jour après jour, l’odeur de la porcherie qui s’imprègne partout, et puis les corps qui s’usent, les désirs qui s’étiolent, laissant place à la violence, à une sorte de folie, qui à l’instar des déjections animales, reflue sans cesse.

L’écriture sublime de Jean-Baptiste Del Amo offre une immersion totale au coeur des personnages, de leurs sentiments les plus profonds. Tout est décrit avec un réalisme parfois suffocant. Seule l’enfance apportera un brin de lumière et de chaleur. Mais qui dit jeunesse dit grandir, et bientôt rejoindre le flot familial assujetti au règne animal.

Gaël

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Rencontre Le Sous-sol / Rivages

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Réservez votre jeudi 1er décembre (19h00) et venez participer à notre prochaine rencontre, une soirée autour de deux maisons d’édition : Le Sous-Sol et Rivages.

Créée en 2011, Le Sous-Sol est une jeune maison que se consacre à la publication de revues (Feuilleton et Desport), d’ouvrages de non-fiction (genre très populaire aux Etats-Unis mais un peu moins connu en France) et de romans (notre dernier coup de cœur étant Minnow, de James Mc Teer, paru cette rentrée).

Bien connue des lecteurs, Rivages qui vient de fêter ses trente ans, se décline en plusieurs collections (polar, littératures françaises et étrangères, musique…), et publie, notamment, David Lodge, Dennis Lehane  ou encore Bernard Malamud pour le domaine étranger. Notre dernier coup de cœur : Station Eleven, d’Emily St John Mandel.

Cette soirée se déroulera sous le prisme de la littérature et non-fiction étrangère puisqu’en plus d’accueillir les éditrices représentant ces maisons (Nathalie Zberro pour Rivages, Claire Do Sêrro pour Le Sous-sol), seront également présentes deux traductrices : Hélène Cohen (traductrice, notamment, de Nellie Bly et Raffi Khatchadourian) et Céline Leroy (traductrice, entre autres, de Laura Kasischke et Peter Heller).

Quel est le travail d’un éditeur? Comment ces maisons ont-elles été créées? Combien de temps met-on pour traduire un livre? Comment traduire le style d’un auteur? Et tant d’autres questions resteront à leur poser.

N’hésitez pas à venir participer à cette rencontre plurielle le jeudi 1er décembre, 19h00, à la librairie!. Cela promet d’être un chouette moment d’échanges et de découvertes:)

Cette soirée sera suivie, comme d’habitude, d’un apéritif dînatoire.

L’entrée est gratuite, mais sur inscription uniquement.

Les libraires masqués

Laëtitia ou la fin des hommes

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« Dans la nuit du 18 au 19 Janvier 2011, Laëtitia Perrais a été enlevée à 50 mètres de chez elle, avant d’être poignardée et étranglée. Il a fallu des semaines pour retrouver son corps. Elle avait 18 ans. » Quand j’ai commencé à lire la quatrième de couverture de Laëtitia d’Ivan Jablonka, je me suis sentie distante comme pour me protéger d’un trop-plein d’informations sordides et macabres. C’était sans compter le véritable talent de l’auteur. Nous sommes à la fois projetés dans un essai socio-politique, un récit, un polar, une sensible oraison. Et nous sommes avec Laëtitia, dans son destin marqué par des troubles affectifs répétitifs. Mais Laëtitia est une battante qui cherche, avec sa jumelle, Jessica, à s’intégrer, à faire et à prendre sa place. Ivan Jablonka nous entraîne jour après jour dans cette enquête et alterne son récit avec des recherches historiquo-sociologiques pertinentes -et hyper intéressantes- avec ce qui devient, beaucoup trop rapidement, « l’affaire Laëtitia ». Jablonka est un auteur engagé et on peut dire que sa littérature documentaire est devenue littérature rédemptrice:  il refait une place à l’enfant, à l’ado puis à la jeune fille séduisante que fut Laëtitia Perrais. « Laëtitia » est un « roman hors norme » dans tous les sens du terme, car l’auteur n’écrit pas que le drame, il s’investit beaucoup plus loin que cela et c’est là qu’est l’intérêt fort de toute l’histoire. Un vrai tour de force pour ce roman fort et incarné.

Laëtitia ou la fin des hommes d’Ivan Jablonka – éd. du Seuil – 383 pages – 21 euros –

Fanny

Rencontre avec Eric Vuillard

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Le mercredi 2 novembre, à 18h00, nous avons le plaisir d’accueillir Eric Vuillard à Dinan! Il y a deux ans, Eric était venu nous parler de son livre Tristesse de la Terre, et nous avions découvert un auteur passionné et vraiment passionnant.

Cette fois-ci, nous le recevons à l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage : 14 juillet. La rencontre se déroulera à la bibliothèque de Dinan. Gaël et Marie-Pascale Larsonneur (bibliothécaire) joueront les « François Busnel » et vous pourrez échanger à loisir avec ce grand écrivain dont l’œuvre ne cesse de grandir. A cette occasion, Henri-Noël Mayaud lira à haute voix des extraits de 14 juillet.

Les libraires masqués

L’effet Harry Potter

On voulait partager avec vous le super beau job de nos collègues Jeunesse et le super public venu, nombreux et nombreuses, à cette fête pour la sortie du dernier opus des aventures du célèbre jeune magicien aux lunettes rondes. Du coup, en lien, le résumé photographique de cette aventure nocturne et magique:

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https://lajeunesseaugrenier.wordpress.com/

Petits et grands, vive le partage et les lectures! 🙂

Les libraires masqué(e)s.

Yaak Valley, Montana

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Yaak Valley, Montana, Smith Henderson, Belfond, 592 pages, paru le 18/08/2016, 23€

Dans le Montana des années 80, Pete exerce son métier de travailleur social tant bien que mal, connaissant par ailleurs ses propres déboires familiaux. Tout au long de sa carrière, il a vu des cas complexes, des familles au bord de l’implosion, des gamins s’élevant tout seuls, mais quand même, lorsque son chemin croise celui de Benjamin Pearl, il est surpris par ce jeune garçon en guenilles, vivant en pleine forêt. L’enfant est méfiant et Pete connait des difficultés dans sa tentative d’approche. D’autant plus que son père, Jeremiah, un fondamentaliste chrétien fuyant la civilisation, semble voir cette relation d’un mauvais œil…

Une plongée dans l’Amérique des laissés-pour-compte, un personnage extrêmement attachant et une écriture qui vous emporte jusqu’au bout du roman. Bref, une très belle découverte.

 

Emma

Ada

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Un agent du F.B.I., la cinquantaine, est amené à enquêter sur une disparition peu banale, celle d’une intelligence artificielle, programmée pour écrire des romans sentimentaux. C’est avec beaucoup d’humour que l’auteur des Falsificateurs (Gallimard 2007) entraîne le lecteur vers une réflexion sur le devenir de la création. A l’heure où certains éminents scientifiques, comme Stephan Hawking, craignent qu’à terme, des intelligences artificielles surpassent l’intelligence humaine, cette comédie policière interroge sur un avenir peut-être pas si lointain…

Ada d’Antoine Bello – Gallimard – 368 pages – 21 euros –

Gaël