Loin de Douala

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Loin de Douala ou comment faire boza avec Johnny-petit Jean et Simon pour retrouver Roger, ce footeux aux rêves européens plein la tête. Ce livre c’est une ambiance retrouvée : des gares bondées, de la foule énervée, la chaleur des rues animées, la gouaille des vendeurs à la sauvette. Ce sont aussi des sens retrouvés : les odeurs de fruits, d’épices, de sueur, le froissement des tissus, la musique en fond sonore et les rires éclatants des « gazelles ». Bref, pour accompagner le soleil (mais siiii), lire Loin de Douala, c’est vraiment partir découvrir l’univers de Jean, ce qui a fait sa famille, ce qui fait son départ, ce qui fait sa vie, ses questionnements, ses découvertes. J’ai ri, me suis attachée aux personnages, ai taillé la route avec eux: ça chauffe, ça se bouscule, ça s’étonne, ça s’amuse, ça « dialogue ». Max Lobe est un virtuose de l’atmosphère, un jongleur du verbe, un as du rythme, Loin de Douala est une petite pépite camerounaise qu’il fait -absolument- bon lire. Coup de cœur !

Loin de Douala de Max Lobe chez Zoé éditions. 176 p. – 16 euros.

P.s.: même s’il essaye de s’enfuir, aucun ballon de football n’a été maltraité pour cette photo.

Fanny.

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Here come the blues!

Nous n’avons pas souvent l’occasion, en librairie, de parler musique. C’est pourtant ce que nous allons faire pendant les semaines qui viennent. Fanny me dit que c’est un teasing! (Ben oui, il y aura un livre au bout) Alors commençons le teasing!

Nous ne parlerons en fait que d’un auteur-compositeur-interprète, et de son unique album sorti en 1965, Blues run the game. Chanteur-guitariste de folk, Jackson C. Frank n’aura connu qu’un succès éphémère suite à la sortie de son album, mais il aura marqué beaucoup de musicien(ne)s du swinging London. Né à Buffalo, aux États-Unis, Jackson arrive à Londres en 1964…

 

Gaël

Le cœur mendiant

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Le cœur mendiant de Mérédith Le Dez (La Part Commune)

Seule dans son appartement, une femme apprend aux informations qu’un homme qu’elle a connu il y a vingt cinq ans vient de mourir. Les souvenirs ressurgissent. Une histoire d’amour éphémère à l’âge de 17 ans qui restera gravée au carrefour de l’adolescence et de l’âge adulte.

L’écriture sensible et poétique de Mérédith Le Dez apporte un supplément de profondeur à ce roman intimiste et d’une grande finesse.

Gaël

Je vous ressers un peu de Walt?

IMG_3402Un autre nom, Craig Johnson, traduction Sophie Aslanides, éditions Gallmeister, paru le 15/03/2012, 352 pages, 21.50€

Comme le beaujolais nouveau (mais en mars et surtout, en nettement meilleur ;)), notre nouvel épisode de Walt Longmire est arrivé sur les tables et ça c’est chouette. Que dire de ce nouvel opus?

Eh bien, nous quittons momentanément le comté d’Absaroka pour celui de Campbell. Soyez rassurés, comme ils sont voisins, vous aurez votre dose de Wyoming. Alors que Walt est, de toute urgence, attendu par Cady, sa fille, à Philadelphie (qui risque de sérieusement lui botter les fesses s’il ne rapplique pas), notre shérif trouve le moyen de se laisser embarquer dans une enquête (étonnant, non?!). Oui mais voilà, quand une série de femmes disparaissent dans un périmètre plutôt restreint, il y a urgence!

Walt va-t-il s’en sortir indemne? Va-t-il prendre les bonnes décisions? Et, surtout, va-t-il enfin conclure pour de bon avec Vic?

Ce nouvel épisode vous donnera (ou non) les réponses à ces questions.  Dans tous les cas, on retrouve notre shérif avec plaisir.

Emma

Lire-rire-penser-s’indigner-imaginer

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Dans le Western Tchoukoutou de Florent Couao-Zotti, il y a une Nafissatou Diallo qui apparaît sous les traits d’une jeune femme vengeresse sous le nom de Kalamity Djane. C’est jouissif, avec un style imagé admirable. Il y a le Vacher, le Shérif et le Desesperado, forcément vous aurez en tête le Bon, la Brute et le Truand,  et la musique d’Ennio Morricone qui vous viendra à l’esprit lorsque Kalamity enfourche son deux-roues dans les rues poussiéreuses de Natingou City. L’histoire de Florent Couao-Zotti nous entraîne dans un règlement de compte aux accents béninois délicieux. Comme sous l’arbre à palabres, j’ai lu et me suis laissée emporter dans ce conte africain à la sauce western-spaghetti : c’est rythmé, amusant, décalé et il était temps que Kalamity Djane remette les pendules à l’heure à l’encontre de ces trois machos. Dans Ces hommes qui m’expliquent la vie de Rebecca Solnit (traduction impliquée de Céline Leroy), l’auteure nous propose ses réflexions, nous donne à penser, à nous alarmer, à combattre, à se montrer vigilant(e)s, et nous parle, justement, p. 64, de Madame Nafissatou Diallo (mais si, vous savez, celle qu’on a réduite à « la femme de ménage de DSK »): c’est remarquablement intelligent et incisif. « (…) quand une femme dit quelque chose d’inconfortable sur l’inconduite d’un homme, on la présente souvent comme délirante, une conspiratrice malveillante, une menteuse pathologique, une pleurnicheuse qui ne comprend pas que tout ça c’est pour rire. » Solnit remet elle-aussi les pendules à l’heure et dit les choses comme elles sont. Bien sûr Florent Couau-Zotti sait ce qu’il fait et Rebecca Solnit sait de quoi elle parle, et j’ai toujours trouvé magnifique l’heureux hasard qui conduit deux livres à se tenir la main. Alors, allez-y! : lire-rire-penser-s’indigner-réfléchir-imaginer : quoi de mieux ?!

Western Tchoukoutou de Florent Couao-Zotti chez Gallimard – 176 p. – 16.50 euros –

Ces hommes qui m’expliquent la vie de Rebecca Solnit chez l’Olivier – 175 p. – 16 euros

Fanny.

P.S.: Et heureux nous sommes aujourd’hui : Emma is back 🙂 ! yuhuuuuu fête-danse-joie!!! c’est parti mon kiki 😉

Un peu de poésie au cœur de la librairie!

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A l’occasion du Printemps des Poètes, nous auront le plaisir d’accueillir samedi 17 mars après-midi un jeune auteur originaire de Dinan (et habitué de la librairie!). Killian Provost a fait paraître en septembre dernier un texte poétique: Le contredit des villes (éditions Fatrasies)

 » Le héros

suit sa quête.

En train, en métro, à pied,

en vers et contre tous.

D’un quai à l’autre, en sept stations,

observons l’homme et la ville se métamorphoser.

Suspense insoutenable:

va-t-il trouver son Eurydice? « 

Killian Provost lira à haute voix quelques passages de son livre afin de vous faire découvrir son univers littéraire.

Prenez le temps!

Les libraires masqués

Le Prix des Lecteurs du Grenier!

Yuhhhuuuuu c’est l’heuuuuurrrrre!

prix lecteurs grenier

6 titres en littérature étrangère (une sélection très anglo-saxonne c’est certain 😉 ), 6 titres en littérature française, que des gros coups de cœur (que le choix fut difficile…) et VOUS (oui VOUS 🙂 ), pour nous dire, dans cette sélection, quels sont les vôtres…de coup au cœur 🙂

Vous avez jusqu’au 1er Juin pour venir voter, directement à la librairie, ou par téléphone / 02 96 39 59 83, ou par courriel / contact@librairielegrenier.com.

Les 6 titres français :

Mercy Mary Patty de Lola Lafon (Actes Sud) / Passage des mélancolies d’Alain Emery (La Gidouille) / Point Cardinal de Léonor de Récondo (Sabine Wespieser) / Femme à la mobylette de Jean-Luc Seigle (Flammarion) / Une longue impatience de Gaëlle Josse (Noir sur Blanc) / Un océan, deux mers, trois continents de Wilfried N’Sondé (Actes Sud).

Les 6 titres étrangers :

Jeu blanc de Richard Wagamese – traduction Christine Raguet – (Zoé) / Les fantômes du vieux pays de Nathan Hill – traduction Mathilde Bach – (Gallimard) / LaRose de Louise Erdrich – traduction Isabelle Reinharez – (Albin Michel) / Vera de Karl Geary – traduction Céline Leroy – (Rivages) / 4 3 2 1 de Paul Auster – traduction Gérard Meudal – (Actes Sud) / My absolute darling de Gabriel Tallent – traduction Laura Derajinsky – (Gallmeister).

Bonne(s) lecture(s), on vous souhaite nombreux et nombreuses à participer ! 🙂

Les libraires masqué(e)s.