La fractale des raviolis

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Jolie découverte cette semaine avec La fractale des raviolis, dont nous avions entendu parlé à droite à gauche (merci aux bibliothécaires!). L’histoire débute avec un projet d’empoisonnement marital, à l’aide de raviolis, et (évidemment), tout ne se passe pas comme prévu. Le second chapitre nous entraîne dans une autre histoire, et ainsi de suite, pour revenir à la première. Un roman prenant, drôle par moments, plus sombre à d’autres, et qui nous surprend. Bref, une petite vague de fraîcheur en cette période de rentrée littéraire.

Gaël et Emma

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Au courrier, ce matin…

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Service de presse reçu, à mon nom, ce matin, donc. Bizarrement, je ne me rappelle pas l’avoir demandé mais il m’arrive aussi d’oublier. Gaël n’étant pas là ce matin, je ne peux pas lui poser la question non plus. Dois-je y voir un message subliminal (pas tellement subliminal d’ailleurs, le titre à l’air assez clair)? Bon, à priori, il s’agit d’une comédie et ça peut-être très bien fait. Et puis, j’ai tout intérêt à rire parce qu’il paraîtrait que les féministes n’ont pas le sens de l’humour (tout comme elles ne s’épilent pas, brûlent encore et toujours leurs soutien-gorges et ont comme but ultime d’émasculer tous les hommes). Bref, je jette un coup d’œil et je vous redis.

Emma

Les prochaines sur la liste

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L’un est flic, l’autre avocat. Deux frères dont les relations sont devenues tendues depuis l’assassinat de leur soeur dix ans plus tôt. Lorsque des jeunes filles disparaissent mystérieusement des rues de Manchester, tous deux sont amenés à travailler sur l’affaire. L’un pour la police criminelle, l’autre comme avocat du suspect principal.

Deux personnages bien campés, deux regards face au crime, au service d’un polar de grande qualité, dont le suspens va crescendo. Pour une lecture jusqu’à pas d’heure!

 

Gaël

Bah voilà

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Pour aller plus loin (choix tout à fait subjectif et assumé d’articles) :

http://bibliobs.nouvelobs.com/sur-le-sentier-des-prix/20141105.OBS4172/goncourt-renaudot-le-casse-tete-foenkinos.html

http://www.lesinrocks.com/2014/09/06/livres/demontage-manque-delicatesse-11522127/

http://prixvirilo.com/2014/11/03/le-gagnant-de-cette-annee/ (un peu hors sujet, mais bon…)

Et une petite vidéo en bonus : https://www.youtube.com/watch?v=kTW1nNA86IU

Emma

Ce qui reste de nos vies

ce qu'il reste de nos vies

Après avoir été transportée avec Wash, je n’en demandais pas tant. Dans notre métier, les lectures s’enchaînent à un rythme trépidant, nous offrant de beaux moments (souvent) et quelques déceptions (parfois). Et puis, de temps en temps, on tombe sur quelque chose de tellement époustouflant que les mots manquent. Dans ces moments là, j’ai envie, paradoxalement, de garder le livre précieusement contre moi, égoïstement, et de n’en parler à personne. Mais cela ne dure qu’un instant car l’envie de partager est plus forte, et un plaisir de lecture doit se partager. Donc voilà : immense coup de cœur pour Ce qui reste de nos vies. Un roman sur les liens familiaux, la transmission, l’amour, la rupture, les retrouvailles, bref la vie, ou ce qui en reste. Une écriture, une finesse dans la psychologie des personnages et une construction magistrale, un peu exigeante, certes, mais les efforts sont très rapidement oubliés. Bon, j’arrête là parce que je pourrais en parler des heures. J’ajoute juste que Zeruya Shalev a obtenu le prix Femina Etranger et que ce n’était pas volé.

Emma

Wash

WASH

Pris maintes fois en mains puis reposé à chaque fois, probablement à cause de cette couverture (le côté « baptême » de cette baignade habillé + l’écriture en filigrane + éphèbe + eau scintillante = un roman de gare bien kitsch), Wash a fini par atteindre mon sac. Et, dès les premières pages, je me suis rendu compte qu’il ne fallait vraiment pas s’arrêter à ça (et pourtant je le sais : épisode d’ailleurs assez fâcheux avec Quand blanchit le monde, de Kamila Shamsie à cause d’une couverture!). En effet, rien de mièvre dans Wash mais un roman polyphonique époustouflant sur un épisode assez méconnu de l’esclavagisme aux Etats-Unis, d’une puissance rare.

Nous découvrons ainsi Wash, esclave  utilisé comme étalon reproducteur, qui sera loué chaque semaine pour féconder les jeunes femmes d’autres plantations. Nous parvient sa voix ainsi que celle de sa mère, Mena, de son amie Pallas, de son maître Richardson. Tous, complexes et fragiles, nous offrent un pan de cette histoire douloureuse sans jamais tomber dans le pathos ou le manichéisme.

Brillant

Emma

Merci à Eric Vuillard

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Hier soir, nous avons eu le plaisir de recevoir Eric Vuillard, qui avait accepté notre invitation malgré un emploi du temps chargé en cette période de rentrée littéraire. Nous avions découvert cet auteur cet été, avec la sortie de son dernier récit Tristesse de la terre, qui fut un véritable coup de cœur. Nous attendions donc cette rencontre avec impatience et n’avons pas vu passer la soirée tant l’échange fut riche.

Nous avons ensuite poursuivi la discussion de manière informelle autour d’un buffet.

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Et chacun est reparti ravi!

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Monsieur Vuillard, vous revenez quand vous voulez, nous vous accueillerons avec plaisir.

Gaël et Emma