Il était une fois Calamity Jane

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Je pensais devoir dégainer mon Colt en plastique, je pensais me lancer dans un western sauce spaghetti, je pensais mettre mon chapeau et gratter mon banjo, oui, je pensais à tout cela en ouvrant  Il était une fois Calamity Jane  de Natalee Caple, traduit par le duo de choc, Lori Saint-Martin et Paul Gagné. Que nenni ! Et c’est tant mieux car de belles surprises comme celle-ci, j’adore !.

Voici un délicieux roman qui se partage entre Miette et Martha, entre la fille et la mère, deux aventurières à leur manière. Une histoire sur deux histoires, brodée comme une courtepointe, magnifiée par ces deux héroïnes d’un temps passé dont le chemin de vie reste intemporel : l’amour, la maternité, l’abandon, la résilience, le pardon.
Miette fut une enfant recueillie par un pasteur qui l’aima et l’éduqua. Elle lui promit, sur son lit de mort, d’aller chercher cette mère : Calamity Jane. Martha Canary fut l’aînée d’une fratrie née dans la pauvreté, décimée par la fièvre jaune; c’était une guerrière au grand cœur, une éclaireuse, une alcoolique, une amoureuse…des grands espaces.

J’ai juste envie de vous prendre par la main et de vous dire de vous laisser aller à ce que l’auteure nomme « une œuvre de métafiction historiographique »…n’ayez pas peur, Natalee Caple a juste mêlé l’imaginaire à la réalité des faits : j’y ai appris des choses comme j’y ai ressenti des choses. C’est remarquable, entraînant, mythique, passionnant, émouvant. La carapace est enlevée, Caple nous donne l’essentiel de ce lien. Affabulation ou vérité, l’important n’est pas là mais dans la beauté de ces visions croisées, dans l’échange qui dépasse leurs propres mots, dans la description de ces grands espaces où faune, flore et légendes les enlacent pour l’éternité. Il était une fois… Calamity et Miette forever !

Fanny.

Et c’est aussi le moment pour vous souhaiter, de la part de toute l’équipe, une fabuleuse année 2.019 : Yeeeahhhhhaaaa! Que la joie soit parmi vous et à bientôt pour de nouvelles aventures 😉

Les libraires masqués.

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La route sauvage

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La route sauvage, Willy Vlautin, traduit par Luc Baranger, édition Albin Michel (collection Terres d’Amérique), paru le 04/04/2018, 320 pages, 20 €.

Tiens donc, un roman qui se déroule dans les grands espaces américains? Un auteur qui porte des chemises à carreaux et joue dans un groupe de country (je n’invente rien : site de l’auteur) ?

« Ce serait pas un peu cliché, Emma? Tu veux pas lire autre chose? » (Des fois, je crois entendre Gaël tel un Jiminy Cricket, tentant de me remettre dans le droit chemin de la lecture diversifiée.

Et j’ai alors envie de répondre (oui, nous sommes toujours dans mon dialogue fictif-intérieur) :

– Mais, attends, il y a tout : un récit d’apprentissage, des chevaux, un univers rude et un gamin attachant…en plus l’auteur porte même des chemises à Carreaux! Et le cheval, dans l’histoire s’appelle Lean on Pete. PETE! C’est pas un signe, ça?!!

Emma, il faut passer à autre chose maintenant (Me dirait alors, Gaël, d’une voix blasée, mais sans trop y croire.).

Je crois que c’est mort, Gaël. C’est trop tard. D’ailleurs, tu devrais faire gaffe, Fanny est aussi contaminée. Ca se propage à une vitesse ce truc

Après avoir eu la sensation étonnante d’être dans un nanard au vue de la qualité des dialogues, je me ressaisis.

Bref, La route sauvage , c’est chouette, un vrai coup de cœur. Et le petit plus : il vient de sortir au cinéma. Je vous invite donc à le lire et à aller voir son adaptation qui est, parait-il, remarquable.

Bande annonce La route sauvage

Emma

P.S : Et pour ceux à qui le pitch dit quelque chose, ce roman était effectivement déjà paru en 2012 mais sous le titre de Cheyenne en automne, aux éditions 13ème note (épuisé aujourd’hui, cette maison n’existant plus).

Je vous ressers un peu de Walt?

IMG_3402Un autre nom, Craig Johnson, traduction Sophie Aslanides, éditions Gallmeister, paru le 15/03/2012, 352 pages, 21.50€

Comme le beaujolais nouveau (mais en mars et surtout, en nettement meilleur ;)), notre nouvel épisode de Walt Longmire est arrivé sur les tables et ça c’est chouette. Que dire de ce nouvel opus?

Eh bien, nous quittons momentanément le comté d’Absaroka pour celui de Campbell. Soyez rassurés, comme ils sont voisins, vous aurez votre dose de Wyoming. Alors que Walt est, de toute urgence, attendu par Cady, sa fille, à Philadelphie (qui risque de sérieusement lui botter les fesses s’il ne rapplique pas), notre shérif trouve le moyen de se laisser embarquer dans une enquête (étonnant, non?!). Oui mais voilà, quand une série de femmes disparaissent dans un périmètre plutôt restreint, il y a urgence!

Walt va-t-il s’en sortir indemne? Va-t-il prendre les bonnes décisions? Et, surtout, va-t-il enfin conclure pour de bon avec Vic?

Ce nouvel épisode vous donnera (ou non) les réponses à ces questions.  Dans tous les cas, on retrouve notre shérif avec plaisir.

Emma

On l’a rêvé, ils l’ont fait.

A la librairie, chaque nouveauté de Craig Johnson s’accompagne de youhou!!!! ou encore hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!! Ok, on l’avoue, on peut être un peu monomaniaques. Mais bon, entre Walt Longmire, Henry Standing Bear, Vic Moretti (les héros de sa série policière) et nous, c’est une grande histoire d’amour.

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Et si, en temps normal, on se partage les lectures à faire, quand un nouveau titre de l’auteur arrive, on se jette tous dessus, avec l’envie de partager notre enthousiasme.

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Bref, Craig, on l’a lu, on l’a croisé dans des salons, on l’a rêvé pour la librairie.

Et vous savez quoi?

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Il vient nous voir en vrai (Merci les éditions Gallmeister)!

Rendez-vous mardi 21 novembre, 19h00, à la librairie pour une rencontre qui promet d’être passionnante.

L’entrée est gratuite mais il faut vous inscrire.

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Les libraires masqués

 

Terres d’Amérique à la librairie

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Amateurs de littérature des grands espaces, de l’Amérique, de romans profondément humains, cette rencontre est pour vous. Nous avons la joie (comme nous vous l’avions annoncé il y a quelque temps et, oui, nous trépignons toujours d’impatience) de recevoir Francis Geffard, créateur de la collection Terres d’Amérique (aux éditions Albin Michel) et fondateur du festival America qui a lieu tous les deux ans à Vincennes. Il sera accompagné de Callan Wink, jeune auteur du recueil de nouvelles Courir au clair de lune avec un chien volé, guide de pêche dans le Montana l’été, écrivain l’hiver.

Rendez-vous vendredi 29 septembre, 19h00, à la librairie, pour cette soirée qui promet d’être dépaysante.

Comme d’habitude, la rencontre sera suivie d’un apéritif dinatoire.

 

Entrée gratuite, sur inscription uniquement

 

Les libraires masqués

Walt Longmire is back!!

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La dent du serpent, Craig Johnson, traduction Sophie Aslanides, Gallmeister, paru le 04/05/2017, 376 pages,22.80€.

Et oui, le nouveau Craig Johnson est arrivé! J’ai retrouvé Walt (oui, désormais, je l’appelle tout simplement Walt) avec le plaisir habituel qu’on a de retrouver un vieil ami. Au programme de ce nouvel opus : un gamin fugueur, une communauté polygame, et, comme d’habitude, « le comté le moins peuplé de l’Etat le moins peuplé des Etats-Unis ».

Bien souvent, avec ce genre de séries, c’est surtout les personnages que l’on aime retrouver, plus parfois que l’intrigue elle-même. Pour ma part, je me suis plongée dans cet épisode, je l’ai lu d’une traite et j’ai tout adoré : l’ambiance, l’enquête et l’humour qui vient rythmer le récit.

Bref, c’est encore un coup de cœur pour Walt Longmire. Les mauvaises langues diront peut-être que je ne suis pas très objective. Et j’ai envie de répondre : « Et alors? »

 

Emma