L’hibiscus pourpre

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Petite sélection poches à la librairie et l’occasion de remettre en avant des titres du fonds. J’ai ainsi découvert le premier roman de Chimamanda Ngozi Adichie, l’auteur du sublime Americanah dont nous vous avions parlé il y a quelques semaines : L’hibiscus pourpre. 

L’histoire se passe au Nigéria où l’on suit Kambili, jeune fille de quinze ans issue d’une riche famille de notables dont le père, catholique fanatique, régit, à la minute près, le quotidien de toute la maisonnée. Kambili se soumet volontiers à ce père tyrannique jusqu’au jour où elle passe, avec son frère, quelques jours chez sa tante et découvre un quotidien bruyant, plein de rires et de musique.

Ecrit en 2003, ce premier roman témoigne de toute la puissance et de la subtilité dont Chimamanda Ngozi Adichie fera preuve dans ses écrits futurs. A découvrir.

Emma

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Dernier requiem pour les innocents

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C’est une lecture qui date de décembre dernier mais dont je n’avais pas pris le temps de vous parler!

Un roman passionnant qui fait revivre le Paris de 1785, ou plutôt un quartier de Paris, celui du Cimetière des innocents. Ca ne vous dit rien? Et pour cause. Alors fraîchement diplômé de l’Ecole des Ponts et Chaussées, un jeune ingénieur normand se voit confier, par un ministre du roi, une mission un peu délicate : déménager un cimetière qui, parce qu’il accueille des résidents depuis plusieurs siècles, commence à « déborder ». Nous suivons donc le jeune homme dans sa découverte des lieux, des gens (artisans, commerçants, lavandières, notables…) et dans la mise en place de projets complètement fous!

L’écriture est élégante, fluide, bravo pour la traduction!

C’était mon premier coup de cœur aux éditions Piranha, il y a eu ensuite Les jours clairs de S. Bank puis Bingo’s Run de James A. Levine. Nous en reparlerons!

Gaël

Nord Nord Ouest

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« Puis il leva sa pinte et la vida lentement. Sa pomme d’Adam roulait comme un galet blanc. La mer l’a transformé en coquillage, songeait Lucky. Les cheveux longs clairsemés ressemblaient à des algues fraîches. Sa peau à un bloc de schiste, avec des lèvres fines comme il s’en forme sur le pourtour des huîtres. Et dans leurs renforcements, les pointes noirs de ses yeux brillaient comme ceux des congres. »

Il est de ces romans qui vous transportent comme une vague et vous en font ressortir les yeux écarquillés et le coeur palpitant : « Nord nord ouest » de Sylvain Coher est de ceux-là. Deux personnages paumés font leur apparition, Lucky et le Petit. ils fuient, ils vivent de larcins. Puis ils échouent à Saint-Malo et rencontrent la Fille, petite « banshee » prise dans les remous de son histoire. Elle est aimée par Lucky et regardée avec envie par le Petit. Lucky décide alors de larguer les amarres de cette vie citadine sans avenir et de partir en face : Plymouth. Nous voilà embarqués avec eux sur « Slangevar », partie prenante de cette histoire. Ce roman est une aventure qui est aussi épopée, roman noir, hymne à la mer, histoire d’amour et d’amitié, chanson pour la liberté. Dans un style vif, précis, à la fois rock and roll et poétique, Sylvain Coher va vous transporter et vous ne lâcherez pas la barre ! Un petit bijou de lecture.

« Nord nord ouest » de Sylvain Coher – Actes Sud – 20 euros –

Fanny

Alain Emery en dédicace

Nous vous rappelons la dédicace d’Alain Emery samedi, à partir de 10h00, à la librairie.

Les libraires masqués du Grenier

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Alain Emery sera en dédicace à la librairie à l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage : La racine du fleuve. N’hésitez pas à venir à sa rencontre, samedi 14 février, à partir de 10h00, pour découvrir son recueil de nouvelles dont l’écriture est, une fois de plus, remarquable.

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Fin de mission

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Fin de mission, Phil Klay, Gallmeister, paru le 29/01/2015, 320 pages

Oui, je sais, encore un Gallmeister. Et je ne vous dirai même pas « Après, j’arrête » parce qu’après, j’enchaîne sur le dernier Craig Johnson. Et vous voulez savoir? Encore un coup de cœur. Premier ouvrage de Phil Klay, vétéran du corps des marines, ayant servi en Irak, et c’est la guerre que l’on se prend de plein fouet. Les nouvelles de ce recueil nous plongent dans différentes missions, auprès de différents personnages mais elles nous entraînent aussi sur l’après, ce retour au pays, tellement compliqué. A travers toute une galerie de personnages auxquels nous nous attachons très rapidement, Phil Klay nous offre une sorte de kaléidoscope de la guerre d’Irak. Et même de la guerre tout court, tant ce thème est universel.

Une écriture épurée, presque journalistique par moment, émouvante et drôle à d’autres. Une atmosphère assez proche du magnifique Compagnie K (https://gaeletemmalibraires.wordpress.com/2013/08/06/eblouie-par-un-roman-de-guerre/), sorti en 2013. Bref, à découvrir.

Emma