Du bon aussi dans la rentrée SF

ob_de1f61_denoel-lunes11644-2014[1]Les Derniers Jours du Paradis de Robert Charles Wilson (Ed. Denoël, Lunes d’Encre)

Quatrième de couverture :

« Alors que l’Amérique se prépare à fêter les cent ans de l’Armistice de 1914, un siècle de paix mondiale, d’avancées sociales et de prospérité, Cassie n’arrive pas à dormir. Au milieu de la nuit, elle se lève et va regarder par la fenêtre. Elle remarque alors dans la rue un homme étrange qui l’observe longtemps, traverse la chaussée… et se fait écraser par un chauffard. L’état du cadavre confirme ses craintes : la victime n’est pas un homme mais un des simulacres de l’Hypercolonie, sans doute venue pour les tuer, son petit frère et elle. Encore traumatisée par l’assassinat de ses parents, victimes sept ans plus tôt des simulacres, Cassie n’a pas d’autres solutions que de fuir. L’Hypercolonie est repartie en guerre contre tous ceux qui savent que la terre de 2014 est un paradis truqué. »

Comme à son habitude, Robert Charles Wilson nous propose un roman de science-fiction d’une rare  intelligence. Le thème a déjà été exploité, mais rarement avec une telle finesse (on se rapproche pour cela de son précédent roman, Vortex, qui clôturait la trilogie du Spin). Intelligence également du point de vue des personnages, leur psychologie, leur histoire intime, leurs doutes, Robert Charles Wilson a un réel talent pour nous les rendre attachant. Pour ceux qui ne lisent pas de science-fiction, sachez que c’est un auteur accessible, passionnant, qui pourrait vous réconcilier avec un genre littéraire trop souvent considéré comme un sous-genre. Un peu comme si la littérature dite « blanche » se résumait à Danielle Steel, Marc Levy, Paolo Coelho et occultait les Le Clézio, Oates et autres Roth.

A tenter également, du même auteur :

 

  • La trilogie du Spin (Spin, Axis et Vortex)
  • A Travers Temps
  • Les Chronolithes
  • Blind Lake

tous édités dans la très bonne collection Lunes d’Encre chez Denoël et disponibles en poche dans la collection FolioSF.

 

Gaël

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Moi je l’ai! Moi je l’ai! :)

product_9782070146444_195x320[1]Les Grands de Sylvain Prudhomme  – Ed. Gallimard (L’Arbalète) – 19.50€

Un matin en Guinée-Bissau. Couto se réveille. Un coup de téléphone. Il apprend la mort de Dulce. Dulce était la chanteuse du groupe Super Mama Djombo. Lui en était le guitariste. A la fin des années 70 ils ont connu la gloire, et Dulce et lui étaient amoureux. Une époque heureuse et révolue dont Couto va se souvenir toute cette journée au fil de ses déambulations et de ses rencontres. A ses côtés, nous cheminons dans les rues de la capital et découvrons l’histoire (récente) de la Guinée-Bissau.

Très beau roman de Sylvain Prudhomme, tendre et un brin mélancolique, mais très touchant. Sylvain Prudhomme avait reçu le Prix Louis Guilloux en 2012 avec Là, avait dit Bahi (Gallimard).

Gaël

La rentrée littéraire française ou comment remédier à ses insomnies…

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…insomnies que je n’ai pas, par ailleurs, étant donné que je bichonne un petit bout de six semaines. Et justement, j’ai grandement besoin de romans qui ne soient pas soporifiques, afin de ne pas m’endormir lorsque je donne à manger au milieu de la nuit à ce charmant petit bout (mais, non, je ne suis pas fatiguée ^^). Enfin bref, j’ai donc lu quatre romans de la rentrée française à la suite et déjà, rien que pour ça on peut avoir une médaille, non? Pas de coups de cœur, même si je signale quand même la grande qualité du Laurent Mauvignier. Je n’ai pas été suffisamment touchée par les personnages mais l’écriture et la construction sont là et c’est déjà pas mal. Quant aux autres, eh bien, pas la peine de s’attarder.

Comme je suis têtue, j’en ai donc choisis d’autres,en me disant qu’à force de chercher, j’allais bien finir par trouver. Bon, par contre, pas de blagues ce coup-ci, j’ai aussi pris des romans de la rentrée étrangère, histoire de faire des pauses :).

Premier bilan d’ici une semaine. Et bonnes lectures à vous d’ici là.

 

Emma

Chose promise…

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Je vous avais promis de dénicher quelques coups de cœur parmi les auteurs français et je m’y attelle depuis la semaine dernière. Je ne vous dévoile rien pour l’instant si ce n’est  que je n’ai pas encore eu de révélations durant ces derniers jours. En espérant que cela ne soit pas représentatif de tous les titres. Donc, bon, je croise les doigts, histoire de pouvoir vous proposer autre chose que de la littérature étrangère lorsque je serai de retour à la librairie.

Par ailleurs, la rentrée a démarré cette semaine avec les premiers arrivages des 600 et quelques titres prévus : n’hésitez pas à vous jeter à l’eau, nous sommes aussi friands de vos avis :)!

Emma

 

Dernier cru pour la rentrée…

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Je continue les lectures pour septembre et, parmi les différents titres passés entre mes mains depuis quelques semaines (je vous fais grâce de ceux qui me sont tombés des mains…), trois sortent vraiment du lot et sont donc estampillés « coup de cœur ».

A commencer par Deep Winter, dont les nombreuses bonnes critiques glanées à droite, à gauche depuis plusieurs semaines, avaient attisé mon intérêt pour ce nouveau titre chez Gallmeister. Je partage tout à fait l’avis de Gaël et n’en dirai pas plus si ce n’est : il va falloir patienter jusqu’à la rentrée :).

Ensuite, dans un registre totalement différent, le nouveau Siri Hustvedt, Un monde flamboyant. Une véritable découverte pour moi qui ne connaissais l’auteur que de nom. Un questionnement sur l’art et la place des femmes dans cet univers, une construction maîtrisée qui laisse également place à l’émotion. Bref, très grand coup de cœur pour ce roman.

Enfin, Le ravissement des innocents, de Taiye Selasi. Un roman dont l’histoire nous fait voyager de Boston à Lagos, en passant par le Ghana. Une histoire de famille éclatée entre ces différents pays, des non-dits, des ruptures mais malgré tout l’envie d’une réconciliation pour ces personnages bouleversants. Un texte qui continue de nous habiter après sa lecture et une grande envie pour moi de vous le faire partager.

Et là, vous me direz : mais qu’en est-il de la rentrée littéraire française? Et bien, ce n’est pas faute  d’avoir essayé, mais pour le moment, rien de sensationnel. Affaire à suivre, je compte bien dénicher un auteur francophone à soutenir pour la rentrée.

Emma

 

Deep Winter de Samuel W. Gailey, catégorie « Whaou! »

9782351780787FS[1]

Dans une petite bourgade de l’Amérique profonde, un simple d’esprit est accusé d’un crime qu’il n’a pas commis. Difficile de se défendre quand tout est contre vous, et que vous n’avez comme seule arme que votre sincérité. Un roman bouleversant, où violence et stupidité côtoient pureté et candeur.

Edité par G……ster (que je ne connaissais pas! ü).

A paraître le 28 août

Gaël