Et maintenant Jim Harrison…

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Les éloges se succèdent pour rendre hommage à l’un des plus grands écrivains américains, et nous souhaitions nous aussi exprimer une certaine tristesse suite à sa disparition.

Jim Harrison était connu pour être un jouisseur (l’alcool, la bonne chair, les femmes…) mais c’était surtout l’auteur d’une œuvre tiraillée, entre nature et modernité, entre présent et passé, entre contemplation et violence. Une identité entre deux, dont le livre Dalva est une parfaite illustration, peut-être son plus grand roman.

Jim Harrison fut l’un des principaux représentants du Nature Writing américain, et plus particulièrement de l’Ecole du Montana, aux côtés de Thomas McGuane, Richard Ford, Rick Bass ou James Crumley. Parmi ses titres emblématiques, j’ai déjà cité Dalva, mais on peut lire aussi Légendes d’Automne (trois nouvelles), Wolf (son premier roman) ou encore En Marge (le plus intime) et Retour en Terre, le bout du compte.

 

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!

Et voici, sur moi, l’effet systématique d’un nouveau Pete Fromm (sortie le 01/04/2016):

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Du coup, voilà, obligée de laisser pour quelque temps la lecture en cours (désolée Tim Gautreaux, promis, je reviens vite), chose que je ne fais jamais. Dès que le livre est ouvert, je suis complètement coupée du reste du monde : les »Je ne trouve pas blablabla », « Maman, où est blablablabla! », ou encore « Emma, y’a un client qui blablablabla » risquent de rester sans réponse (oui, je sais je suis une compagne/mère/libraire indigne). Du coup, voilà, toutes mes excuses pour les 36 heures à venir, c’est totalement indépendant de ma volonté.

Je me rends compte que je ne vous ai même pas dit de quoi parlait son nouveau titre. Mais, bon, vous savez déjà que c’est Pete Fromm qui l’a écrit. C’est suffisant, non?!

Allez, j’y retourne moi :).

 

Emma

La renverse

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Un seul nom et Antoine se souvient. Antoine vivait alors dans une ville faite de pavillons et de lotissements à l’infini ; une banlieue banale  où il y habitait en compagnie de son frère, le sensible Camille, de sa « jolie maman » et de son « si discret » papa. Et puis un jour, cette image de famille parfaite s’écorna puis se déchira entièrement, libérant, sous la mince couche de vernis, l’égocentrisme absolu d’un couple uni dans le mensonge et la mauvaise foi. Et Antoine, avec ce seul nom ressurgit du passé, va nous raconter son histoire. Avec un grand sens du détail et beaucoup de finesse, Olivier Adam nous donne à ressentir la mélancolie d’un homme touché par son passé et qui tarde à se construire. Car désormais, tout lui prendra du temps: la re-connaissance de l’amour, la re-construction intime, la re-naissance à sa vie, entouré de livres. Il renaîtra de ses cendres, de celles qui fument encore… à partir des facettes troublantes, cruelles et contradictoires de ses parents et d’un certain Laborde. Antoine deviendra qui il est, comme il peut, cerné d’ombres, parfois aussi triste que le ciel breton en plein hiver, parfois aussi tempétueux que les vagues s’écrasant contre les rochers. Olivier Adam nous livre un roman sans fard ni faux-semblant, avec cette écriture fluide qui nous interroge sur le pouvoir des rumeurs, le lynchage médiatique, l’impunité politicienne et l’hypocrisie généralisée. Un seul nom et Antoine se souviendra… puis se reconstruira. « La renverse » vous porte et Olivier Adam nous livre ici un roman fort et poignant.

Olivier Adam – « La renverse » – Flammarion – 267 pages – 19 euros –

Fanny

Dérives des continents

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Dérives des continents, Michelle de Kretser, Galaade, paru le 18/02/2016, 532 pages, 26 euros

Ce roman retrace l’histoire de Laura Fraser, originaire de Sydney et de Ravi Mendis, jeune homme sri lankais, contraint de quitter son pays natal. Sur une quarantaine d’années, nous suivons, alternativement, leur vie. Celle de Laura, donc, en Australie, puis en Europe, à la recherche d’un lieu auquel elle pourrait s’attacher. Celle de Ravi, qui après une jeunesse au Sri Lanka débarque en Australie pour fuir les horreurs de la violence ethnique.

Nos deux héros ne sont pas, d’emblée, attachants, et c’est justement ce qui est intéressant dans le roman de Michelle de Kretser. Nous suivons cette femme et cet homme ordinaires à travers leurs questionnements, leurs doutes, leurs failles, tout ce qui fait de chacun d’entre nous quelqu’un d’humain. Bref, j’ai adoré. Si vous aimez les romans vastes, avec des personnages bien construits et que vous avez envie d’un peu de dépaysement, foncez.

Emma

 

Changement de date dédicace Pierre Raufast

Hier, nous vous avons annoncé la venue de Pierre Raufast à la librairie. Alors, pas de panique, il vient toujours, mais ce sera le jeudi 14 avril (et non le samedi 16 avril, comme prévu). L’heure, quant à elle ne change pas, vous pourrez venir le rencontrer à partir de 15h00.

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Les libraires masqués

Journée de la femme

Alors, pour La journée de la femme, on peut vous proposer ça :

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Comment ça on n’est pas crédible?! Bon ok, on va plutôt vous conseiller ça alors :

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Voilà les couvertures parce que sur la photo, on ne voit pas bien..:

féministes    sovietistant    droit

Et plein d’autres titres que vous retrouverez à la librairie, tout au long de l’année, parce que, on est bien d’accord, c’est tous les jours qu’il faut bosser pour l’égalité!

 

Les libraires masqué(e)s

 

 

 

 

And the winner is…

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Le Chardonneret, Donna Tartt, Pocket, 1101 pages, paru le 02/01/2015, 11.40 euros.

…Le Chardonneret!

Samedi dernier a eu lieu le dépouillement du vote pour votre roman poche préféré de l’année 2015. C’est donc Le Chardonneret qui est arrivé en tête, suivi de près par Dans le grand cercle du monde (Joseph Boyden) et par Faillir être flingué (Céline Minard) qui arrive, quant à lui, en troisième position. J’avoue que je suis contente parce que ce sont trois titres que j’ai adoré et je sais aussi que Fanny va être toute heureuse de voir son Boyden dans le trio de tête :).

Nous vous remercions d’avoir pris le temps de voter et espérons que cette petite sélection vous aura donné quelques idées de lecture. Nous vous donnons, par ailleurs, rendez-vous en avril pour le Prix Littérature (grand format) 2016.

Emma