Quoi lire cet été?

Comme tous les ans, vos libraires préférés vous ont préparé une sélection de poches à emporter avec vous partout (bah oui, le poche ne prend pas de place, ne craint ni le sable, ni les petites gouttes d’eau et n’a pas besoin d’être rechargé. C’est pas top, ça?). Après une réflexion intense, l’envoi des commandes et un peu de manutention, ça y est les coups de cœur sont là!!

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Vous n’avez plus qu’à passer vous faire conseiller si vous souhaitez trouver le livre qui vous correspond. Sinon, vous pouvez aussi y aller au pif, mais le risque c’est de vous retrouver avec quelque chose qui ne vous va pas :)…

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Les libraires masqués

 

Rencontre avec les éditions du Tripode

Rencontre du Tripode, J-7!! On a hâte, on a hâte :)!

Les libraires masqués du Grenier

AFFICHE TRIPODE

Rendez-vous samedi 1er juillet pour la dernière rencontre de la saison, à la librairie!

Au programme : Tapas littéraires avec les éditions du Tripode, jeune maison créée en 2012, dont les fondations reposent sur, je cite : « La littérature, les arts et les ovnis ». Se trouvent ainsi, pêle-mêle, dans leur catalogue, le roman culte L’art de la joie de Goliarda Sapienza, Née contente à Oraibi (qui nous fait découvrir la culture Hopi)de BérengèreCournut mais aussi le Tout va bien (anthologie des titres de presse les plus absurdes) ou encore Anguille sous roche (premier roman d’un auteur comorien, Ali Zamir) et bien d’autres encore que vous découvrirez lors de la rencontre.

Nous vous accueillons samedi 1er juillet à 19h00 pour une soirée conviviale en présence de FrédéricMartin, éditeur incongru qui souhaite bouleverser un peu les choses et mettre « des soucoupes volantes dans l’édition ».

La…

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Retour sur le salon des Étonnants Voyageurs de Saint-Malo

Vous en rêviez, voici notre dernière vidéo pour un retour sur le festival des étonnants voyageurs en images!

La jeunesse au Grenier

Après trois semaines passées en salle de montage (oui, parce que, laissez nous vous expliquer: seule Estelle a les aptitudes techniques de monteuse, et elle a été autorisée à prendre des vacances malgré son statut d’apprentie + les problèmes techniques + le sabotage interne d’une bigoud-girl…) voici enfin la vidéo. ENJOY

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Tout un été sans facebook

 

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Tout un été sans Facebook, Romain Puértolas, Le Dilettante, 22 €, 380 pages, paru le 03/05/2017

Au grand désarroi d’Agatha Crispies,  lieutenant de police à New York (Colorado, bien sûr, pas celui sur la côte est!), il ne se passe jamais rien de trépidant jusqu’au moment où- victoire!- un cadavre est découvert. Commence alors une enquête qui vient troubler la quiétude habituelle du village…

Prenez l’humour et les jeux de mots qui ont fait le succès de L’extraordinaire voyage du fakir qui était coincé dans une armoire Ikea, ajoutez-y un hommage au polar (attention, quelques spoilers pour certains grands classiques), une héroïne des plus attachantes et vous aurez cette chouette comédie policière à lire d’une traite!

Et en plus, je me suis fait avoir comme une débutante par l’intrigue!

Emma

Les Dieux du Tango de Carolina de Robertis

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Aussi évocateur et ensorcelant que le tango lui-même…

J’ai été immédiatement séduite par le synopsis, et j’avais hâte de découvrir les premiers pas du Tango. Ce roman est à l’image de cette musique et de cette danse : envoûtant, sensuel, parfois cruel. Un livre qui nous emporte au-delà des mers et du continent.

Nous sommes en 1913 en Italie. Un drame se joue avant même que l’histoire ne commence, prémices des amours avortés. La rencontre de Cora et Léda, deux cousines et amies, donne envie d’en savoir plus. Les 110 premières pages m’ont envoyée dans le décor !

Léda se rend en Argentine rejoindre Dante, son mari, son cousin et frère de Cora. Elle s’imaginait démarrer une nouvelle vie, fonder une famille, loin des siens. Elle pensait être accueillie par son mari à l’arrivée du paquebot, mais retrouve un ami de Dante, qui lui annonce une terrible nouvelle.

Léda n’a rien dans ce nouveau pays, si ce n’est un violon… d’une valeur inestimable puisqu’il a appartenu au roi de Naples, et qui a voyagé de générations en générations du côté de son mari. C’est lui qui va lui ouvrir une porte vers une vie opposée à ce qu’elle avait pensé vivre.

C’est à travers la plume délicate de Carolina de Robertis que Léda est en quête d’elle-même, elle parle de déracinement, recherche perpétuelle d’identité. Léda va jouer sur plusieurs tableaux pour essayer de trouver sa place dans ce pays où la musique et la danse sont en plein essor et pourtant non accessibles aux femmes. Carolina a su nous peindre la condition et l’homosexualité féminines de l’époque et comment Léda a passé outre ces barrières trop hautes pour que la femme n’accède à la gloire et la réussite pour ne pas faire d’ombre aux hommes.

Très belle lecture pour un très beau livre (en plus la maquette est sublime!) pour mettre à l’honneur la femme (hé hé), la musique, la danse… et tous les êtres qui mettent en péril leur vie en quittant leur terre pour espérer rejoindre leurs rêves…

« La musique était une flèche qui transperçait les murs les plus épais. La musique faisait oublier les inégalités. La musique transcendait les siècles, c’était le nectar des démons, l’ambroisie des Dieux. »

 

Les Dieux du tango – Carolina de Robertis – Cherche midi – 542 p. – 22€

 

Gaëlle.

En attendant l’automne…

Le week-end dernier, nous étions tous sur le pont à St-Malo, au festival Etonnants Voyageurs. Coupure agréable dans notre quotidien, mais qui génère un peu de frustration. En effet, nous ne représentons que des éditeurs jeunesse et n’avons pas beaucoup de temps pour aller rencontrer les auteurs et les éditeurs que nous défendons tout au long de l’année. Heureusement, nous arrivons parfois à nous glisser subrepticement hors des stands pour nous rendre dans l’espace « adultes ». C’est ainsi que nous avons pu rencontrer Francis Geffard, directeur de la collection Terres d’Amérique chez Albin Michel, que nous recevrons le vendredi 29 septembre à la librairie, et David Treuer, auteur notamment d’Indian Roads et de Et la vis nous emportera. Une rencontre brève mais qui laisse présager une soirée automnale des plus passionnante!

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Passage des mélancolies

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Passage des mélancolies

d’Alain Emery (Ed. La Gidouille, 88p., 12€)

On connaissait Alain Emery auteur de nouvelles. Il revient cette fois avec un magnifique roman court, tout en délicatesse et sensibilité.

Suzy a connu les années folles, les nuits parisiennes et la frénésie de cette époque d’émancipation et de liberté. Née dans un village bien loin de Paris, Suzy devint pourtant danseuse de cabaret. Après bien des décennies, Suzy vient de mourir. A la fin de sa vie, c’est son voisin de palier, de soixante ans son cadet, qui devint son confident. Ses souvenirs, et les objets et archives que lui a laissé Suzy, la feront revivre une dernière fois.

L’écriture sensible et élégante d’Alain Emery donne à ce court roman la justesse et l’éblouissement des livres qu’on n’oublie pas.

Gaël

A noter la sortie d’un recueil de l’ensemble des nouvelles d’Alain Emery:

La Griffe de l’Ours (Astoure éditions, 526p., 18€)

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