Céline… et Peter Heller bientôt à la librairie!

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C’est d’abord l’histoire de deux petites filles qui faillirent perdre un jour la vie dans les flots. L’une après avoir suivi sa mère dans la recherche de petits éclats de jade, l’autre après avoir embarqué sur un canot pour y laisser éclater sa tristesse. Les falaises et la haute mer, la mère magnifique et le père évanescent. Deux petites filles de deux générations différentes qui vont se retrouver pour éprouver la vérité, la leur.

Grabriela et Céline. Grabriela est la fille d’une déesse aux yeux verts qui, un jour, disparut dans les vagues scélérates de Big Sur. Céline est ce bout de femme qu’on dirait sculpté dans du bois de cèdre : elle possède cette force et ce parfum sublime. Ces deux héroïnes étaient donc faites pour se rencontrer. C’est Grabriela qui viendra vers Céline pour lui demander d’enquêter sur la disparition, dans le parc de Yellowstone, de son père, reporter-photographe pour le National Geographic.

C’était il y a quelques années, de l’eau est passée sous le pont -de Brooklyn- mais le mystère demeure…

Nous avons adoré Céline : ses pattes d’oies, ses bagues à chaque doigt, ses écharpes en soie et … son Glock.38, car Céline est détective privé, et son Docteur Watson à elle, c’est son Pete, amer remarquable dans sa tempête intérieure.

Là est tout le talent de Peter Heller : vous faire rentrer dans un roman noir, une intrigue puissante, et, par la même, vous raconter une histoire à la fois intime et universelle : la recherche du père.

Du suspense, de l’émotion vive, de l’attachement, de la mort aux trousses, de la création artistique et un soupçon d’élan héroïque à la Calamity Jane; vous mélangez tout cela et j’espère, qu’en y goûtant, vous allez vous aussi vous exclamer le « Wow » d’usage de notre héroïne.

Magistralement traduit par Céline Leroy (ça ne s’invente pas), Heller nous offre donc un roman qui se déguste comme un -très- bon whisky. Cela a le goût mêlé du sous-bois, du bain d’arrêt, de l’air iodé et du papier glacé jauni par les années : tout un monde où Heller y distille ses secrets, ses connivences en lien si fort avec ses héroïnes. Bref, l’auteur est un homme qui aime ses personnages qui le lui rendent bien.

Le 21 Février prochain, partez vers les vastes territoires sauvages du Wyoming et du Montana, laissez vous embarquer dans cette enquête qui déborde du cadre et allez pratiquer la danse de l’ours en compagnie de l’auteur américain à l’éclat de rire le plus éclatant de l’Ouest.

Peter HELLER, Céline Leroy seront à la librairie  ! youpi youpi!!! Viens! Viens!

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Fanny (Natacha se cache sous mon masque, elle a eu comme un envie subite de se rapprocher de l’auteur), Gaël enthousiaste et Emma qui a aussi adoré, bref, un beau coup de cœur d’équipe masquée.

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Monteperdido

Conseil polar pour cet été!

L’excellent Monteperdido d’Agustin Martinez (Actes Sud).

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Il y a cinq, dans un petit village des Pyrénées espagnoles, deux fillettes de onze ans ont disparu. A l’époque, l’enquête n’a mené à rien. Lorsque l’une d’elles est retrouvée vivante, tous les espoirs renaissent. Pour la famille et les habitants du village, pour les enquêteurs, l’échec n’est plus permis, et la tension monte…

Gaël

Les filles au lion

FILLES DU LION

Jessie Burton nous avait déjà épaté avec Le Miniaturiste (qui vient d’ailleurs de sortir en format poche) et là elle nous replonge dans son univers avec l’addictif Les filles au lion (The muse « in english ») traduit magnifiquement par Jean Esch. En 1967, Odelle, jeune femme originaire de Trinidad et Tobago, débarque à Londres, des rêves d’écrivaine plein la tête. J’y ai lu sa vie de femme de couleur dans une cité encore très racisto-colonialiste, sa fabuleuse amitié avec Cynth, sa volonté d’y croire et d’y arriver, quoiqu’il advienne. Et puis un jour, elle rencontre une certaine Marjorie Quick, qui accepte sa candidature pour un poste de secrétaire au sein d’une galerie d’art. C’est le début d’une histoire irrésistible et palpitante. Odelle, jeune héroïne perspicace, douée, mais en manque total de confiance en elle, va découvrir un homme, Lawrie Scott, et son tableau intitulé Les filles au lion, et elle commence à s’interroger sur la tourmentée Quick, qui ressort bouleversée par la vision de cette même œuvre. Pour conduire ses lecteurs dans cette intrigue, Jessie Burton nous entraîne tout à la fois dans un autre espace-temps, en 1936 en Espagne. Nous sommes alors chez un marchand d’art viennois qui ne perçoit pas le talent véritable de sa fille Olive, qui elle, ne tente pas de vivre de son art de l’écriture mais lutte, malgré elle, contre le manque de reconnaissance de son art pictural. Deux rôles féminins forts et attachants, qui ne peuvent vous laisser indifférent(e)s, deux histoires qui s’appellent et se répondent, avec, pour chacune d’entre elles, des descriptions visuelles fortes et des images qui vous viennent rapidement à l’esprit. C’est haletant et précis, mystérieux et passionnant. Avec ma collègue Natacha, nous avons débuté ensemble la lecture et ensemble ce fut du « houlala« , du « c’est un truc de dingue« , du « raaaaaahhhh comme c’est puissant » et on a fait des borborygmes lorsqu’on le lisait en mangeant, bref, un sorte de dialogue primal autour d’un ouvrage envoûtant. Et coup de cœur pour coup de cœur, au même moment, une Bd chez Dargaud est arrivée (un peu comme Zorro oui…), l’histoire d’un peintre espagnol et ses étranges portraits, intitulé Natures mortes: le scénario de Zidrou et Oriol ayant un écho particulier sur l’histoire écrite par Jessie Burton. Bref, lisez, découvrez, dévorez, échangez, c’est bon pour le moral et donc très bon pour la santé 🙂

9782070196975FSnatures mortes

Les filles au lion de Jessie Burton – Gallimard – 496 p.- 22.50 euros

Natures mortes de Zidrou et Oriol – Dargaud – 64 p. – 14.99 euros

Fanny et Natacha.