Jean Giono à la librairie…sisi

GIONO EMERY MAYAUD

Oyé Oyé les gens, venez striduler avec nous !

Réservez donc votre VENDREDI 16 NOVEMBRE / 19h / pour écouter le chaleureux et passionnant Alain Emery. Il nous parlera de sa passion profonde pour l’œuvre de Jean Giono, mais aussi de son amitié pour l’homme d’action, pacifiste convaincu, qu’il était.

Henri-Noël Mayaud, viendra, pour sa part, nous lire quelques extraits des textes de l’auteur provençal, qui accompagneront le récit d’ Alain Emery. Bref, un moment convivial et enrichissant en perspective!

« Le poète doit être un professeur d’espérance » disait Giono, alors venez nous rejoindre pour re-découvrir, par la voix d’un autre écrivain humaniste, cet auteur intemporel et pourquoi pas refaire le monde à la fin de cette soirée 🙂

Réservation par téléphone au 02 96 39 59 83 ou par courriel : contact@librairielegrenier.com , ou directement à la librairie située au 6 Place Duclos 22100 Dinan.

Les libraires masqués.

 

Publicités

Jérémy Fel was here!

Samedi soir dernier, nous recevions Jérémy Fel pour la sortie d’Helena, un drame familial sombre et terriblement angoissant, qui vous propulse dans une ambiance digne de Stephen King et de David Lynch réunis, c’est pour vous dire l’intensité de l’histoire. Nous avions aussi le bonheur d’accueillir Thierry Corvoisier qui s’occupe des relations libraires pour les éditions Rivages et accompagnait Jérémy Fel pour sa tournée bretonne sous un temps glacial et tempétueux… pour avoir de l’ambiance il y en avait.

Ce fut un chaleureux moment d’échanges entre les deux hommes et les lecteurs-trices averti(e)s du Grenier, un grand merci à toutes et tous!

Et un -très- grand remerciement pour le soutien photographique, chaleureux et investi de Michel Forget : you rock!

DSC_7364

Alors ne vous fiez pas au sourire angélique de Jérémy Fel, ses intentions pour vous faire frissonner et réagir sont démoniaques 😉

DSC_7388

Thierry Corvoisier, nounou protecteur et bienveillant de l’auteur 😉

DSC_7430

Voilà, pour preuve, quand Gaël mène l’entretien, tout le monde est à l’eau… sisi 😉

DSC_7417

DSC_7369

Si ce n’est déjà fait, venez vous frotter à ces deux ouvrages magnifiquement menés et belle lecture à tout le monde!

Helena de Jéremy Fel aux éditions Rivages – 733 pages – 23 euros –

-Les libraires masqués-

 

L’Arbre Monde

arbre monde

« Nous traversons la voie lactée tous ensemble, arbres et hommes. A chaque promenade avec la nature, on reçoit bien plus que ce que l’on cherche. L’accès le plus direct à l’univers, c’est une forêt sauvage. »

… Il était une fois un livre de Richard PowersL’Arbre Monde  traduit, avec excellence, par Serge Chauvin. Huit destins, huit racines qui donnent toute la puissance à cette polyphonie magistrale.

Le châtaignier, le mûrier, l’érable, le figuier, le tilleul, le séquoia, ce sont ces arbres, qui, dans ce roman, tracent leurs histoires à leur mesure, de manière absolue et irrévocable. Nicholas, Mimi, Adam, Ray, Dorothy, Douglas, Neelay et Patricia nouent leurs destinées selon notre tempo humain, est-ce à dire de manière vive et fugace.

L’Arbre monde est un roman polymorphe qui m’a littéralement accueilli dans ses ramifications pour ne plus me lâcher. Les personnages de Richard Powers, hommes et femmes, ont posé leurs empreintes en Amérique du Nord, à différentes époques et sur différents lieux : il y a des histoires, des drames, des révélations, du suspense et de l’émerveillement. Puis vient le tronc commun à ces instants humains : la défense du dernier séquoia géant, « vu d’en dessous, ce pourrait être Yqqdrasil, l’Arbre Monde, qui a ses racines dans le monde souterrain et sa cime dans le monde céleste, l’Arbre de l’Évolution : une grande idée qui éclate en une famille de branches nouvelles, tout là-haut, au fil du temps long. ».

Ce roman puise son irrésistible force dans ces sèves humaines qui, de rage, de désespoir, d’amour, de résolution et d’obstination, vont faire basculer des vies qui n’attendaient que ce moment pour naître, enfin, au Monde. L’Arbre Monde de Powers diffuse sa fable écologique par son histoire épique, son cœur mystique et son regard humaniste. J’ajouterai que l’Arbre Monde  fait partie de ces romans qui peuvent changer une vie… grandiose donc.

L’Arbre Monde de Richard Powers, traduit par Serge Chauvin, Cherche Midi éditions, 540 p. – 22 euros –

Fanny dans les bois.

Résultat du Quizzzzzzzzz

44593783_1373383372796156_7591856051507429376_n

– Photos by the incredible Michel Forget –

Et voilà, nous reste les cotillons, les paillettes dans les mirettes, le sourire d’un cachalot, la belle énergie des Ami(e)s du Grenier, les sourires des lecteurs-trices, le son du Jazz manouche et… et… les gagnant(e)s de notre Quizzzzzzzzzzzzzzzzzz du Grenier, qui sont… roulement d’biniou :

  • Fabienne Pinsard
  • Sylvie Manière
  • Anne Malmont
  • Jean-Yves Mallard
  • Françoise Lecomte
  • Nelly Poidevin
  • Nathalie Priol
  • Nino Quenouillère

Les lots sont à retirer à l’étage !

Et encore un grand MERCI à toutes et tous. Ces 40 ans de librairie -indépendante- furent chaleureux, souriants, gourmands, chatoyants, amusants, dansant… Toute l’équipe vous remercie de votre soutien, nécessaire, et de votre enthousiasme, si important.

44514582_1373383616129465_3458283374404173824_o

ça swingue en Jeunesse avec Ego le Cachalot 🙂

44536669_1373382989462861_7991203721302245376_o

44504901_1373383402796153_2087235006412881920_o

ça swingue aussi avec Vendredi 13 . Il fait beau, il fait chaud, du beau monde dehors, du beau monde dedans, le Grenier est garni 🙂

44497850_1373383732796120_7997751136951992320_o

DSC_7290

DSC_7292

Et c’est reparti pour de nouvelles aventures, à bientôt 🙂

L’équipe du Grenier.

Les frères K : enfin la sortie!

IMG_3634

Bon, je ressors la photo de cet été, comme je ne suis pas en librairie. J’ai donc lu Les Frères K en août et j’ai été soufflée. Ensuite j’ai dû patienter pour qu’il sorte et ça y est, ça arrive : il sort demain! Voici donc, comme promis, ma chronique :

Préparant mes lectures pour la rentrée littéraire je tombe sur un nouveau titre à paraitre aux éditions Monsieur Toussaint Louverture. Pour ceux qui ne connaissent pas la maison, il s’agit, en général, d’ouvrages plutôt consistants (rarement moins de 700 pages), d’une certaine exigence (disons que je ne suis pas encore tombée sur un bouquin écrit avec les pieds.) et d’une très belle qualité d’impression (de vraies œuvres d’art). Bref, je me suis donc jetée sur Les frères K avec précipitation. Et ce roman est d’une telle richesse qu’il m’est compliqué de savoir par où commencer.

Je vais tâcher de faire simple. Le roman débute avec la famille Chance au début des années 60. Nous faisons connaissance avec un père aux rêves brisés, une mère dont le fanatisme (ah, le puritanisme américain…) règle le quotidien ainsi qu’une belle et grande fratrie (cinq enfants, tout de même, qui prendront la parole à tour de rôle.) dont l’agitation rythme la vie familiale. Et puis il y a le base-ball, passion dévorante de papa Chance (aussi appelé papa orteil mais vous comprendrez mieux avec la lecture.) à la fois source de bonheur suprême et de désespoir. Je préfère vous rassurer tout de suite, bien que ce sport soit assez présent dans le roman, vous n’avez en aucun cas besoin de vous y connaitre ou de l’apprécier. Je suis moi même totalement néophyte et cet élément ne m’a absolument pas gênée durant ma lecture. C’est un peu comme la lutte chez John Irving (auteur que je place très très haut, auquel je pourrais presque faire des cœurs avec mes mains, ce que la bienséance m’interdit, naturellement). Et d’ailleurs le parallèle ne s’arrête pas à cette thématique. J’ai retrouvé chez David James Duncan, les éléments qui me transportent chez John Irving : l’humanisme, le foisonnement, la profondeur, la nuance, l’incarnation des personnages sans oublier l’humour, bien évidemment. Vous l’avez compris c’est une très grande découverte et un immense coup de cœur pour ce roman qui, je l’espère, deviendra culte, que je suis heureuse de partager avec vous.

Emma

Roissy

IMG_3701

En attendant que le masque ne revienne, je joue avec les coffrets du rayon jeunesse et il y en a un fabuleux qui me propose de créer un aéroport : cela tombe à point nommé…

Roissy de Tiffany Tavernier… voilà, en refermant ce livre et j’ai eu comme l’impression de recueillir un oiseau tombé du nid : c’est fragile, le cœur bat encore à tout rompre, les ailes sont douces et le regard si profond.

Avec précision, travaillé comme un personnage à lui tout seul, Tavernier nous décrit l’aéroport : sa grandeur, ses recoins, le dédale de ses canalisations comme un intestin qui rejetterai parfois quelque individu perdu. Et puis son architecture qui enlace, en un grand huit, les passagers en partance, en arrivée, ceux et celles qui y travaillent, et ceux et celles, qui, clandestinement, suivent le flot, identités perdues dans le grand flux.

L’auteure nous introduit un «je », une identité féminine, belle mystérieuse qui a oublié et fait de Roissy son camarade réconfortant, celui qui l’englobe malgré ses failles et ses doutes. Elle n’a plus de passé, ne connaît pas l’origine de son traumatisme mais petit à petit, pourtant, des bribes de souvenirs reviennent. A-t-elle tué ? A-t-elle volontairement eu cet accident ? D’où viennent ces cauchemars qui la bouleversent au point de défaillir ?. Tiffany Tavernier prend à bras le corps celle qui, à un moment, se nomme Anna et se coud cette vie de bric et de broc dans cet univers où, comme un avion, elle aurait perdu sa gouverne de direction.

Je suis partie en vadrouille au milieu de ces individus qui s’évaporent au milieu des autres, dans ce lieu ouvert aux mondes. J’ai appris les caches, les codes et ai suivi ce fil ténu d’une mémoire afin de savoir le passé et mieux reconnaître le présent de cette femme. Roissy est un roman qui bouleverse, met en tension, hypnotise par son mystère et son excellente narration ; bref, ce livre est un embarquement immédiat !

Roissy de Tiffany Tavernier aux éditions Sabine Wespieser. 280 p. – 21 euros –

Fanny.