Prochain petit déjeuner littéraire

Le prochain petit déjeuner littéraire aura lieu le samedi 13 octobre à 9h30 au restaurant Miette. Comme d’habitude, que ce soit pour parler de vos coups de cœur ou pour faire le plein de bons conseils, n’hésitez-pas à nous rejoindre! Vous pouvez vous inscrire en magasin, par mail ou par téléphone.

petit dèj littéraire 2018-page-001

Publicités

La papeterie Tsubaki : pour un dépaysement intérieur

IMG_3679

La papeterie Tsubaki, Ito Ogawa, traduction Myriam Dartois-Ako, Picquier, 384 pages, paru le 23/08/2018, 20€

Ecrivaine publique, la jeune Hatako reprend la boutique de sa grand-mère dans le petit village de Kamakura et met ainsi au service de chacun son art délicat. Rien n’est, en effet laissé au hasard dans ce métier : le choix des mots, bien sûr, mais aussi la calligraphie, le choix du papier, l’encre, le pinceau…Et  notre talentueuse écrivaine a à cœur d’être au plus près des souhaits des clients. La papeterie Tsubaki devient alors, rapidement, un lieu d’échanges et de confidences grâce à la bienveillance d’Hatako.

Tout comme dans Le restaurant de l’amour retrouvé, la narratrice ne souhaite qu’une chose : aider son prochain du mieux possible. Cette fois-ci, il ne s’agit pas de cuisine mais d’écriture et cela fonctionne tout aussi bien. La papeterie Tsubaki vous offrira une jolie escapade au Japon, pleine de contemplation.

Emma

Quiz : Connaissez-vous votre Grenier?

Hey! L’anniversaire de la librairie, c’est dans un mois tout pile!!!

Affiche 40 ans 4-page-001

Alors, histoire de vous amuser, nous vous avons concocté un petit quiz autour de l’histoire du Grenier? Qui sera le plus fort?

Tout le monde peut jouer et il y a des lots topissimes à gagner ;)! Vous avez jusqu’au vendredi 19 octobre pour tester vos connaissances et participer. Voici le lien :

https://docs.google.com/forms/d/1eHS0xOGBBTBNoafbU8gzPTAi2M9RcI4OPMrRgKqVLU8/edit

Si vous préférez le support papier, des formulaires sont disponibles en caisse, à la librairie.

En attendant, on se prépare pour le grand jour!

giphy

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A vous de jouer!

L’équipe du Grenier

P.S : Inutile d’essayer de nous soudoyer pour obtenir des réponses, les libraires de Grenier sont incorruptibles (sauf peut-être avec du chocolat..).

 

Nirliit

Nirliit

Juliana Léveillé-Trudel nous propose une envolée du Sud (Montréal) au Nord (Salluit) tout comme les oies – Nirliit en langue inuite -. Son héroïne repart au pays du grand froid pour rendre hommage à une chère amie, Eva, partie dans l’eau profonde du fjord. Par cette disparition, elle tisse le lien avec la communauté du Nunavik, ce territoire où les grands chasseurs nomades sont devenus de grands cœurs brisés par l’alcool, la drogue et la violence.

Évidemment Léveillé-Trudel nous parle d’une partie de ces Qallunaat – les Blancs -qui ont pris et prennent toujours, les richesses du sol comme les richesses humaines. Mais ce qu’il y a de puissant dans ce roman c’est cette histoire racontée comme un carnet de bord où l’on y trouve sincérité, mots crus, poésie, colère, beauté, violence et questionnements. Notre héroïne aime très fort, elle aime ce peuple, frotte son désespoir à leurs silences, comprend comme elle rejette.

Dans cette histoire foncièrement contemporaine, Juliana Léveillé-Trudel écrit les choses comme sa narratrice le ressent, sans ambages. Elle nous raconte ses « oursons », ces enfants qui appartiennent à tout le village, pour le pire et parfois le meilleur, elle nous rend compte de leurs vies, de leurs rêves, de leurs espoirs. Et moi j’ai embarqué dans ces vies « de bric et de broc » sur fond d’aurores boréales et de soleil éternel. Car parfois dans ce roman qui se rend dur comme un roc, il y a cette lumière qui perce à travers ces failles et ces ruptures.

L’héroïne revient donc, Nirliit, se rend à ses souvenirs et me voilà émue par ce roman qui fait des ricochets sur l’âme du grand peuple du Nunavik. Coup au cœur !

Nirliit de Juliane Léveillé-Trudel chez La peuplade éditions – 173 p. – 18 euros –

Fanny.

 

Merci Maude!

41886560_2150805911829171_8185427708704980992_n

C’est avec un enthousiasme et un sourire à toute épreuve que Maude Mihami a dédicacé samedi dernier son premier roman Les dix voeux d’Alfréd (Ed. Nil). Une belle rencontre pour nous comme pour les lecteurs. L’invitation a déjà été lancée pour la sortie de son prochain livre, au printemps prochain.

Merci à Maude, et à Patrick Le Goff qui l’accompagnait!

(de la part de toute l’équipe, et de Fanch et Soizig bien sûr…)

Les libraires masqués

Ca raconte Sarah

livre_galerie_9782707344755

Ça raconte Sarah, Pauline Delabroy-Allard, Minuit, paru le 06/09/2018, 188 pages, 15€

« Ça raconte Sarah, sa beauté inédite, son nez abrupt d’oiseau rare, ses yeux d’une couleur inouïe, rocailleuse, verte, mais non, pas verte, ses yeux absinthe, malachite, vert-gris rabattu, ses yeux de serpent aux paupières tombantes. Ça raconte le printemps où elle est entrée dans ma vie comme on entre en scène, pleine d’allant, conquérante. Victorieuse. »

Sarah pénètre dans la vie de notre narratrice avec fracas un soir de nouvel an, balayant tout sur son passage. Notre héroïne qui menait jusque là une existence rangée, voit alors voler en éclat toutes ses certitudes. Et nous nous engouffrons avec elle. L’éblouissante Sarah devient alors l’instigatrice d’une passion dévorante à laquelle personne n’était préparé.

J’ai lu ce roman d’une traite, tant il est difficile de le reposer. Pauline Delabroy-Allard parvient à retranscrire l’urgence, l’avidité de notre héroïne durant toute la première partie de l’ouvrage. La seconde partie est un peu plus laborieuse, teintée de quelques petits bémols (certaines descriptions font effectivement penser à des encarts wikipédia). Certains peuvent également arguer que quand même, perdre pied à ce point pour une histoire d’amour, ça fait peut-être beaucoup. Étonnamment, cela arrive pourtant tous les jours. Tout cela pour dire que certes, l’éditeur aurait pu y faire quelques petites retouches, cependant, Ça raconte Sarah est, pour moi, un très beau premier roman. Pauline Delabroy-Allard possède incontestablement une vraie plume et est une autrice très prometteuse.

A découvrir,

Emma

Einstein, le sexe et moi

054

Je suis autiste Asperger, je trempe mes madeleines dans du coca, la différence entre « émigré » et « immigré » m’agace – merci je me sens moins seule -, je porte un amour compulsif pour les dates, j’aime beaucoup les calembours comme « j’ai mal occu, j’ai mal occu, j’ai mal occupé ma jeunesse« , la lumière vive me panique et j’ai participé comme un tigre à Question pour un Super Champion, je suis, je suis… Olivier Liron !.

Voilà, je l’ai, « mon » livre dans la catégorie « drôle et touchant » de la Rentrée littéraire 2.018. Merci Olivier Liron!.

Voici une histoire qui se lit d’une traite, il y a du suspense haletant, lié à l’enchaînement des épreuves, il y a du rire dans la manière qu’à l’auteur de mettre en scène ce qu’il a vécu lors du tournage de l’émission, il y a de l’émotion vive dans les évènements qui se rappellent à l’auteur : son enfance, ses parents, le collège, les filles et autres pensées mordantes. Olivier Liron nous offre ce moment de vie, poétiquement décalé, adorablement subversif, délicatement subtil et joyeusement humain. Einstein, le sexe et moi est un vrai délice de lecture, de quoi jeter en l’air, de bonheur, les petites fiches jaunes de Julien L. (qui n’a jamais vu une fois dans sa vie « Question pour un champion« , ne peut comprendre cette excitation fugace et imagée). Zinzinulons donc pour ce second roman de l’auteur, véritable Charlie Chaplin de l’écriture, qui vous fera passer du rire aux larmes avec talent.

Einstein, le sexe et moi d’Olivier Liron aux éditions Alma – 195 p. – 18 euros –

Fanny.