Nos chouchous dans la sélection du Femina :)

Le-ravissement-des-innocents_fiche_livre_2  tristesse terre

Bon on le sait, les prix, ça ne veut pas dire grand chose, c’est copinage et tout et tout, mais quand même, nous sommes heureux de retrouver deux de nos coups de cœur de la rentrée dans la sélection du Femina : Le ravissement des innocents, de Taiye Selasi et La tristesse de la terre (également en lice pour le Goncourt) d’Eric Vuillard.  Je vous avais déjà présenté le roman de Taiye Selasi début août, qui est vraiment un coup de cœur « collectif », si l’on peut dire les choses ainsi. Quand à Eric Vuillard, c’est avec grand plaisir que nous le recevons le 7 novembre pour échanger autour de son dernier titre, très apprécié de Gaël et moi-même, ainsi que de ses précédents ouvrages.

Nous croisons les doigts (et vous recommandons ces lectures) en attendant le résultat qui sera annoncé le 3 novembre prochain.

Vous trouverez ici, par ailleurs, la liste de cette première sélection :

http://www.livreshebdo.fr/article/les-premieres-selections-du-femina-2014

Emma

Publicités

Litté française : et de un !

bonheur national brut

Bon, comme vous le savez, je commençais un peu à désespérer de trouver une bonne fiction parmi la rentrée française. Beaucoup d’autofictions (genre que je n’affectionne pas tellement) me tombaient des mains, certains romans prometteurs au départ mais qui se terminaient en queue de poisson, bref, ma rentrée française était bien morose comparée à ce que j’avais pu dénicher en litté étrangère.

Heureusement, Le bonheur national brut sort un peu du lot. L’histoire de quatre amis que l’on découvre lors de l’élection de François Mitterrand et que l’on retrouve trente ans après lors de celle de François Hollande. Si la politique est présente dans ce roman, ce n’est pas en tant que sujet principal mais plus comme un fil rouge qui s’étire tout au long de l’histoire. Ce texte reflète l’amitié de ces quatre jeunes qui seront confrontés à ces trois décennies, de 1980 à 2010 et leur contexte pas toujours simple. L’amitié donc,l’amour, la position sociale, les idéaux, l’art…tout ces thèmes sont abordés par François Roux avec une grande justesse.

Emma

François Blistène, deuxième!

Blistene2-1re-500x787[1]

J’avais déjà été conquis par le premier roman de François Blistène, Moi, Ma vie, son Œuvre (Ed. du Sonneur, 2012). L’histoire d’un usurpateur qui allait connaître la gloire en s’accaparant la vie et l’œuvre d’un artiste méconnu.

Dans Le Passé Imposé, François Blistène fait une nouvelle fois preuve d’un réel talent pour l’écriture. Styliste hors-pair, il manie à merveille l’ironie féroce et l’humour noir tout en faisant montre de beaucoup de subtilité à travers ses personnages.

Afin de préserver ses futurs enfants d’une société qu’il juge décadente, un homme pétri de culture classique décide de les cloîtrer, dès leur naissance, dans le manoir familiale et de les élever seul dans l’abnégation, la rigueur et une certaine austérité. Mais les années vont passer et une soif de liberté va grandir dans le cœur des trois frère et sœurs. Bientôt, l’occasion se présente de fuir…

Satire caustique à l’ironie grinçante, Le Passé Imposé est un grand plaisir de lecture, qui mériterait d’apparaître dans les fameuses listes de la rentrée.

Gaël