Dinan vote pour Tobie NATHAN

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Ils ne sont plus que quatre sur la liste Goncourt. Bien que le prix ne soit pas toujours synonyme de « grand roman » (ce n’est qu’un avis très personnel), je ne peux que me réjouir de voir le dernier livre de Tobie Nathan (Ce pays qui te ressemble Ed. Stock) se maintenir.

En Egypte, des années 20 jusqu’aux années 50, les destins d’une galerie de personnages, issus pour la plupart d’un quartier juif du Caire, et qui tous seront les témoins d’un pays en plein bouleversement.

La magie d’une époque, d’une ville, où juifs et musulmans vivaient en bonne entente, deux cultures dont les rites ou les croyances populaires étaient parfois les mêmes! La magie d’un pays aussi, éblouissant, et dont le pouvoir d’attraction n’a jamais été ébranlé par les soubresauts de l’Histoire.

La Bibliothèque de Dinan a élu Ce pays qui te ressemble comme son Goncourt. Bravo!

Gaël

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Petit dèj et apéro littéraire

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Nouvelle édition des Petits dèj et des Apéro littéraires :

Samedi 21 novembre, Petit déjeuner littéraire, 9h30, au Café Noir, (participation 4.50 euros).

Jeudi 26 novembre, Apéro littéraire, 18h30, au Nez Rouge, thématique : S.F. (participation 4 euros).

Sur inscription uniquement, à la librairie.

Les libraires masqués

Guitares et guitaristes

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Parce qu’il n’y a pas que des romans et des récits dans votre librairie, parlons un peu musique!

Les livres publiés sur le thème « les plus belles guitares » ou « les plus grands guitaristes » sont pléthoriques.

Celui d’Emmanuel Bighelli, Mes Guitares, pour la première fois, les grands guitaristes racontent… (édité par Ouest -France, si, si! à 25€) fait partie des plus passionnants et des plus originaux.

L’auteur est allé à la rencontre des grands guitaristes français, parfois totalement inconnus du grand public, dans les styles musicaux les plus divers, allant du rock au classique, en passant par le flamenco et le finger picking.

Comment êtes-vous devenu guitariste? quelles sont les meilleures guitares sur lesquelles vous ayez joué? Sur lesquelles vous aimeriez jouer? Quelles sont vos influences? Voici quelques questions auxquelles ils ont pu répondre, chacun à leur manière.

Petit échantillon des musiciens interrogés: Tommy Emmanuel (le seul qui ne soit pas français, et l’un des plus grands), Michel Haumont, Pierre Bensusan, François Delporte, Valérie Duchâteau, François Bodin, Mathis Haug, Serge Teyssot-Gay, Sanseverino … et bien d’autres.

Gaël

L’apéro littéraire au Nez Rouge

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C’était donc à l’heure de l’apéro et c’était hier, au Nez Rouge. Les lecteurs ont pu partager leurs lectures, un peu de littérature française, beaucoup de littérature américaine et également, pas mal de polars. Tout cela autour d’un verre, c’est quand même plus sympa! Et cette première édition nous donne envie de poursuivre, mais en plus petit comité, car à 15, c’était un peu compliqué de s’entendre.

La bonne nouvelle, c’est que les apéros auront désormais lieu tous les mois, un jeudi soir, avec à chaque fois, un thème. Je ne peux pas encore confirmer la date (très bientôt, promis) mais je peux déjà vous dire de quoi on parlera : la S.F. sera au programme :)!

Emma

De rage et de douleur le monstre

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De rage et de douleur le monstre, Terézia Mora, éditions Piranha, 590 pages, 25 euros, paru le 20/08/2015

Récompensé par le Deutscher Buchpreis, traduit de l’allemand, une construction déroutante, un tour de force littéraire, De rage et de douleur le monstre est un peu l’ovni de cette rentrée.

Darius kopp vient de perdre sa femme et décide d’entreprendre un périple en Europe, en quête de quoi, il ne sait pas très bien lui-même, et nous non plus, d’ailleurs. Il se laisse porter par les différentes rencontres qu’il va faire, tentant, tant bien que mal de faire son deuil. Là où ça se corse, c’est au niveau de la construction. Après une bonne cinquantaine de pages, les carnets de Flora, l’épouse dépressive de Darius, s’ajoutent à la narration. Il nous faut alors lire le roman accompagné de ces carnets, en parallèle. Ajoutez à cela des changements de points de vue incessants dans la narration et vous obtenez ce roman atypique, puissant, exigeant, certes mais dont la lecture peu commune vous marque pour un certain temps.

A noter, c’est une publication de Piranha, maison d’édition que nous avons reçu au printemps à la librairie et qui, une fois de plus, ne cède pas à la facilité en nous offrant un titre singulier et surprenant.

Emma

Intérieur Nuit (encore!)

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Intérieur nuit, Marisha Pessl, Gallimard, 720 pages, 24.90 euros, paru le 20 août 2015

C’est un peu belote et rebelote, mais je ne peux m’empêcher, à mon tour, de vous faire part de l’énorme coup de cœur que j’ai eu pour le dernier roman de Marisha Pessl: Intérieur Nuit.

Un roman halluciné et hallucinant, construit d’une manière telle que vous ne pourrez l’oublier. Nous sommes bien en présence d’un thriller (et des plus haletants) mais Intérieur Nuit se place tout en haut du panier, vitrine de la qualité littéraire de certains romans policiers. Notez que le précédent roman de l’auteur, La Physique des Catastrophes (Gallimard et Folio) est tout aussi excellent!

Petit rappel de la chronique d’Emma datant du mois d’août:

« La jeune Ashley Cordova est retrouvée morte dans un entrepôt de Chinatown. Si l’enquête conclut à un suicide, le journaliste Scott McGrath en est nettement moins sur. Car, voyez-vous, Ashley n’est autre que la fille du légendaire Stanislas Cordova (avec lequel notre journaliste eu quelques démêlés par le passé), mythique réalisateur de films, disons effroyables. Son oeuvre est d’ailleurs tellement angoissante qu’elle est interdite de diffusion. Pour la découvrir, à vous les projections clandestines.

Un journaliste naïf et attachant, une suicidée (?) mystérieuse, un réalisateur hypnotique et surtout une construction et un sens du rythme bluffants, le tout dans un pavé ponctué de photos, de coupures de presse, d’articles de blog etc.

Thriller, roman, peu importe, Marisha Pessl maîtrise à la perfection son sujet et, j’avoue que ça a été, pour moi, La surprise de cette rentrée. Bref, à découvrir d’urgence! »

Les libraires masqués

Olivier Lemire à Dinan

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C’était samedi et c’était une belle parenthèse poétique à Dinan. Nous recevions Olivier Lemire à la bibliothèque de Dinan (que nous remercions au passage, pour leur accueil) pour une conférence/projection autour de sa passion pour la marche. Son éloge de la lenteur, les rencontres touchantes, ses anecdotes ont ravi le public venu en nombre échanger avec lui. Bref, c’était un chouette moment.

Gaël