Il était une fois Calamity Jane

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Je pensais devoir dégainer mon Colt en plastique, je pensais me lancer dans un western sauce spaghetti, je pensais mettre mon chapeau et gratter mon banjo, oui, je pensais à tout cela en ouvrant  Il était une fois Calamity Jane  de Natalee Caple, traduit par le duo de choc, Lori Saint-Martin et Paul Gagné. Que nenni ! Et c’est tant mieux car de belles surprises comme celle-ci, j’adore !.

Voici un délicieux roman qui se partage entre Miette et Martha, entre la fille et la mère, deux aventurières à leur manière. Une histoire sur deux histoires, brodée comme une courtepointe, magnifiée par ces deux héroïnes d’un temps passé dont le chemin de vie reste intemporel : l’amour, la maternité, l’abandon, la résilience, le pardon.
Miette fut une enfant recueillie par un pasteur qui l’aima et l’éduqua. Elle lui promit, sur son lit de mort, d’aller chercher cette mère : Calamity Jane. Martha Canary fut l’aînée d’une fratrie née dans la pauvreté, décimée par la fièvre jaune; c’était une guerrière au grand cœur, une éclaireuse, une alcoolique, une amoureuse…des grands espaces.

J’ai juste envie de vous prendre par la main et de vous dire de vous laisser aller à ce que l’auteure nomme « une œuvre de métafiction historiographique »…n’ayez pas peur, Natalee Caple a juste mêlé l’imaginaire à la réalité des faits : j’y ai appris des choses comme j’y ai ressenti des choses. C’est remarquable, entraînant, mythique, passionnant, émouvant. La carapace est enlevée, Caple nous donne l’essentiel de ce lien. Affabulation ou vérité, l’important n’est pas là mais dans la beauté de ces visions croisées, dans l’échange qui dépasse leurs propres mots, dans la description de ces grands espaces où faune, flore et légendes les enlacent pour l’éternité. Il était une fois… Calamity et Miette forever !

Fanny.

Et c’est aussi le moment pour vous souhaiter, de la part de toute l’équipe, une fabuleuse année 2.019 : Yeeeahhhhhaaaa! Que la joie soit parmi vous et à bientôt pour de nouvelles aventures 😉

Les libraires masqués.

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Événement : Jérémy Fel à la librairie!!!

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Il y a trois ans, Jérémy Fel était passé nous voir, à la librairie, lors de la parution de son ouvrage précédent Les loups à leur porte. Grand coup de cœur, nous l’avions reçu peu après en dédicace mais étions restés un peu frustrés, toute de même, de ne pas avoir organisé une véritable rencontre avec les lecteurs.

https://gaeletemmalibraires.wordpress.com/2015/11/25/jeremy-fel-a-la-librairie/

A l’époque, nous avions évoqué son futur roman tandis qu’il n’en était encore qu’aux débuts de son écriture, se promettant de l’accueillir à nouveau, avec joie.

Lorsque le 22 aout est paru Helena et nous nous sommes donc jetés dessus avec avidité. Et, bim : coup de cœur (d’ailleurs il n’y a pas que nous, les critiques sont élogieuses, qu’il s’agisse de Télérama, des Inrocks ou encore du magazine Elle)!

https://gaeletemmalibraires.wordpress.com/2018/09/13/helena/

Du coup, il ne restait plus qu’à échanger avec l’auteur! Eh bien, ce sera chose faite le samedi 27 octobre. Nous aurons donc le plaisir de passer la soirée avec ce maitre ès suspens et nous vous proposons de nous rejoindre (si vous n’avez pas trop froid aux yeux!) pour une rencontre autour du thriller et du roman noir.

Comme d’habitude, la soirée sera suivie d’un apéritif dinatoire.

Gratuit, sur inscription uniquement.

 

Helena

***Spoiler alert*** : cette photo peut constituer un indice.

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Helena, Jérémy Fel, Rivages, 733 pages, paru le 22/08/2018, 23€

Surprenant son petit ami dans les bras d’une autre, la jeune Hayley décide de partir précipitamment chez sa tante dont le voisin n’est autre que George Kingsbury, joueur de golf renommé.  Le championnat auquel elle doit participer a lieu dans trois semaines et Hayley est loin d’être prête. Puisque plus rien désormais ne la retient à Wichita, autant quitter la ville et se concentrer sur ce qui en vaut vraiment la peine : La World Junior Girls Championship.

Tommy, quant à lui, ne peut soulager sa souffrance qu’en l’infligeant aux autres. C’est près d’un abattoir désaffecté qu’il a choisi de se débarrasser de sa dixième victime et il a déjà sur les lèvres le gout de l’excitation qui suivra la mise à mort.

Norma gère seule ses trois enfants dans le fin fond du Kansas, jonglant entre les affres de l’adolescence et les commérages, menant  avec fierté son combat du moment : le concours de mini-miss que sa petite Cindy doit gagner à tout prix.

Évidemment, tout ne va pas se passer comme prévu et Jérémy Fel va vous faire passer une nuit blanche. L’écriture est incisive, les chapitres très courts, le rythme effréné : autant vous le dire tout de suite, si vous mettez le nez dedans, vous êtes fichus. Vous ne referez réellement votre apparition qu’une fois le roman terminé. Et si les 733 pages vous font peur, pas d’inquiétude, vous ne les verrez pas passer. Par contre, vous les sentirez car, que les choses soit claires : ça pique un peu.  Ceux qui ont lu Les loups à leur porte sont passés par là, ils savent donc à quoi s’attendre (en un peu plus violent, tout de même). Âmes sensibles, abstenez-vous. Les autres : foncez!!

 

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Gaël et Emma

 

 

Après la chute

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Après la chute, Dennis Lehane, traduction Isabelle Maillet, Rivages, paru le 04/10/2017, 455 pages, 22€

On ne présente plus Dennis Lehane (Shutter Island, Mystic River, Un pays à l’aube, pour ne citer que quelque titres..), auteur prolixe aux thématiques variées. Comme beaucoup d’autres romanciers américains, il est doué pour raconter des histoires et ce titre ne fait pas exception.

L’histoire se déroule à Boston, comme tous ses autres romans ( à l’exception de Shutter Island qui lui se déroule sur une île ;).) mais la ville reste en retrait, puisque nous nous concentrons principalement sur les personnages. Après la chute démarre plutôt comme un roman que comme un policier. Je dirais que même toute la première moitié sera sur ce rythme, de là à se demander quand démarrera réellement le côté policier. Nous faisons connaissance avec Rachel Childs, journaliste au passé familial compliqué (un père absent, une mère manipulatrice) qui torpille sa carrière en plein reportage tv. Très vite, nous nous y attachons et avons envie de découvrir son histoire. Puis, dans la seconde partie, l’ambiance polar s’installe clairement. En terme de genre, Après la chute est une sorte de roman noir psychologique : un rythme tranquille, pas de scénario complexe avec une fin époustouflante, mais plutôt une ambiance et des personnages particuliers.

Si ce n’est pas le meilleur des Dennis Lehane que j’ai lu (mais je dois avouer que la barre est très haute.), Après la chute n’en reste pas moins un très bon roman, avec des personnages bien campés et une écriture fluide.

A découvrir

 

Emma

 

Prendre les loups pour des chiens

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Prendre les loups pour des chiens, Hervé Le Corre, Rivages, 19.90 €, paru le 11/01/2017, 317 pages

Frank sort de prison après avoir purgé une peine de cinq ans pour braquage. Cette peine, il l’a aussi prise pour son frère, Fabien, qu’il a couvert toutes ces années. A la sortie c’est Jessica, la copine de Fabien, qui vient le chercher. Et, en attendant que Fabien règle une affaire quelconque, Frank sera hébergé chez Jessica et ses parents, c’est le deal. Seulement voilà, quand Frank débarque dans la maison familiale, sous une chaleur écrasante, l’atmosphère n’est pas des plus apaisée et c’est dans ce cadre toxique qu’il va devoir redémarrer la vie au grand air.

Découverte d’Hervé Le Corre avec ce titre et je dois dire que j’ai été bluffée. C’est comme si le roman noir, rural, américain que j’affectionne particulièrement avait été transposé en France. L’ambiance de Prendre les loups pour des chiens n’est pas sans rappeler celle que l’on peut trouver chez Ron Rash. Les magouilles, la misère sociale, l’humanité, des personnages bien campés, une écriture précise..bref, très belle révélation du côté polar.

 

Emma

Rencontre Le Sous-sol / Rivages

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Réservez votre jeudi 1er décembre (19h00) et venez participer à notre prochaine rencontre, une soirée autour de deux maisons d’édition : Le Sous-Sol et Rivages.

Créée en 2011, Le Sous-Sol est une jeune maison que se consacre à la publication de revues (Feuilleton et Desport), d’ouvrages de non-fiction (genre très populaire aux Etats-Unis mais un peu moins connu en France) et de romans (notre dernier coup de cœur étant Minnow, de James Mc Teer, paru cette rentrée).

Bien connue des lecteurs, Rivages qui vient de fêter ses trente ans, se décline en plusieurs collections (polar, littératures françaises et étrangères, musique…), et publie, notamment, David Lodge, Dennis Lehane  ou encore Bernard Malamud pour le domaine étranger. Notre dernier coup de cœur : Station Eleven, d’Emily St John Mandel.

Cette soirée se déroulera sous le prisme de la littérature et non-fiction étrangère puisqu’en plus d’accueillir les éditrices représentant ces maisons (Nathalie Zberro pour Rivages, Claire Do Sêrro pour Le Sous-sol), seront également présentes deux traductrices : Hélène Cohen (traductrice, notamment, de Nellie Bly et Raffi Khatchadourian) et Céline Leroy (traductrice, entre autres, de Laura Kasischke et Peter Heller).

Quel est le travail d’un éditeur? Comment ces maisons ont-elles été créées? Combien de temps met-on pour traduire un livre? Comment traduire le style d’un auteur? Et tant d’autres questions resteront à leur poser.

N’hésitez pas à venir participer à cette rencontre plurielle le jeudi 1er décembre, 19h00, à la librairie!. Cela promet d’être un chouette moment d’échanges et de découvertes:)

Cette soirée sera suivie, comme d’habitude, d’un apéritif dînatoire.

L’entrée est gratuite, mais sur inscription uniquement.

Les libraires masqués