Charmant

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Nelly est une jeune femme comme les autres. Amour, beauté, dessin (BD)… on peut dire que rien ne lui réussit !
Mais sa vie change le jour où elle met la main sur un carnet mystérieux. De là, Nelly va rencontrer « LE » prince charmant, va affronter une adorable petite fille diabolique et accessoirement essayer de sauver le monde !

David Safier nous fais sauter à pieds joints dans ce roman vivifiant et coloré, qui m’a presque donné l’impression d’être dans une bande dessinée.
Nelly et ses compagnons plus loufouques les uns que les autres seront ravis de vous faire suivre leurs histoires riches en rebondissements.

Un grand merci à Virginie Pironin pour la traduction de ce livre.

Que du bonheur !

Célia.

 

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Les tribulations d’Arthur Mineur

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Les tribulations d’Arthur Mineur, Andrew Sean Greer, traduction Gilbert Cohen-Solal, Jacqueline Chambon, paru le 02/01/2019, 252 pages, 22 €

J’ai découvert Andrew Sean Greer il y a dix ans, avec L’histoire d’un mariage. Je me rappelle avoir beaucoup aimé ce titre à l’époque. L’atmosphère, les personnages m’avaient tout de suite emportée sans que je sache trop pourquoi. C’est un peu ce que j’ai retrouvé dans cette lecture.

A l’instar du personnage de Stoner, de John Williams (https://www.librairielegrenier.com/livre/3538146-stoner-john-edward-williams-j-ai-lu ) , Arthur Mineur est un homme plutôt passif, subissant les différentes étapes de sa vie sans trop réagir, jusqu’au jour où son ancien amant se marie et lui fait parvenir l’invitation à la cérémonie. Cet événement va alors créer une sorte de déclic chez Arthur qui choisit, plutôt que de se morfondre seul chez lui, d’accepter tout un lot d’invitations à participer à différentes manifestations littéraires (il est romancier) à travers le monde. Paris, Berlin, le Sahara…nous le suivons avec délice dans ses voyages exotiques qui lui permettent également un peu d’introspection : mène-t-il la vie qu’il souhaitait? Est-il un bon auteur? A l’approche de la cinquantaine, quelles sont, désormais, ses attentes?

Arthur Mineur est un homme avec toutes ses complexités et c’est cette finesse que j’ai particulièrement appréciée. Andrew Sean Greer évite les clichés et fait preuve d’une belle maîtrise aussi bien sur le fond que sur la forme. C’est un roman bien écrit, distrayant, touchant et très drôle également. Bref, une découverte lumineuse pour ce mois de Février.

L’auteur était l’invité de la grande table au début du mois :

https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-1ere-partie/andrew-sean-greer-prix-pulitzer-2018

Si vous êtes tenté.e.s, vous pouvez vous procurer le roman sur le site de la librairie 🙂 :

https://www.librairielegrenier.com/livre/14800424-les-tribulations-d-arthur-mineur-andrew-sean-greer-editions-jacqueline-chambon

Emma

 

LE roman de Fabcaro!!!

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Le discours, Fabrice Caro, Gallimard, 208 pages, paru le 04/10/2018, 16€

Fabcaro, ce nom ne vous est certainement pas inconnu si vous êtes lecteur de bd (ou pas, d’ailleurs parce que son univers dépasse largement les frontières.). Vous l’avez peut-être découvert avec Zaï zaï zaï primé en 2016 (si ce n’est pas encore le cas, foncez!).

Plus de dix ans après la parution de Figurec (actuellement indisponible mais que vous pourrez découvrir en poche au mois de mars), Fabcaro (ou plutôt Fabrice Caro lorsqu’il sort de la bd) récidive avec Le discours, texte réjouissant au possible, à mettre entre toutes les mains.

Alors que se déroule le repas de famille que l’on imagine hebdomadaire, Adrien la quarantaine déprimée vient d’envoyer un texto à Sonia, son ex, qui reste sans réponse. Comment peut-elle ne pas répondre? Elle s’en fiche? Elle ne sait pas quoi dire? Elle est avec un autre? Tout au long du repas, entre les différents plats, notre protagoniste va imaginer toutes les situations possibles, usant de stratagèmes divers et variés pour s’échapper de la table. Mais ce message sans réponse n’est pas sa seule angoisse : sa sœur va se marier et c’est à lui que revient l’honneur de prononcer le discours. Et là, c’est le drame. Déjà que la perspective des festivités ne le réjouit guère, si en plus il doit se taper la rédaction d’un joli texte auquel il ne croit pas, ça va l’achever. Il va falloir qu’il use d’inventivité et de diplomatie pour éviter que ça se termine comme ça :

Je voulais vraiment mettre un extrait du roman mais tout est tellement bon, je n’arrive pas à choisir! Je crois qu’il va falloir que vous l’achetiez ;)!

https://www.librairielegrenier.com/livre/14412723-le-discours-fabrice-caro-gallimard

A lire!!

Emma

 

 

Les frères K : enfin la sortie!

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Bon, je ressors la photo de cet été, comme je ne suis pas en librairie. J’ai donc lu Les Frères K en août et j’ai été soufflée. Ensuite j’ai dû patienter pour qu’il sorte et ça y est, ça arrive : il sort demain! Voici donc, comme promis, ma chronique :

Préparant mes lectures pour la rentrée littéraire je tombe sur un nouveau titre à paraitre aux éditions Monsieur Toussaint Louverture. Pour ceux qui ne connaissent pas la maison, il s’agit, en général, d’ouvrages plutôt consistants (rarement moins de 700 pages), d’une certaine exigence (disons que je ne suis pas encore tombée sur un bouquin écrit avec les pieds.) et d’une très belle qualité d’impression (de vraies œuvres d’art). Bref, je me suis donc jetée sur Les frères K avec précipitation. Et ce roman est d’une telle richesse qu’il m’est compliqué de savoir par où commencer.

Je vais tâcher de faire simple. Le roman débute avec la famille Chance au début des années 60. Nous faisons connaissance avec un père aux rêves brisés, une mère dont le fanatisme (ah, le puritanisme américain…) règle le quotidien ainsi qu’une belle et grande fratrie (cinq enfants, tout de même, qui prendront la parole à tour de rôle.) dont l’agitation rythme la vie familiale. Et puis il y a le base-ball, passion dévorante de papa Chance (aussi appelé papa orteil mais vous comprendrez mieux avec la lecture.) à la fois source de bonheur suprême et de désespoir. Je préfère vous rassurer tout de suite, bien que ce sport soit assez présent dans le roman, vous n’avez en aucun cas besoin de vous y connaitre ou de l’apprécier. Je suis moi même totalement néophyte et cet élément ne m’a absolument pas gênée durant ma lecture. C’est un peu comme la lutte chez John Irving (auteur que je place très très haut, auquel je pourrais presque faire des cœurs avec mes mains, ce que la bienséance m’interdit, naturellement). Et d’ailleurs le parallèle ne s’arrête pas à cette thématique. J’ai retrouvé chez David James Duncan, les éléments qui me transportent chez John Irving : l’humanisme, le foisonnement, la profondeur, la nuance, l’incarnation des personnages sans oublier l’humour, bien évidemment. Vous l’avez compris c’est une très grande découverte et un immense coup de cœur pour ce roman qui, je l’espère, deviendra culte, que je suis heureuse de partager avec vous.

Emma

Einstein, le sexe et moi

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Je suis autiste Asperger, je trempe mes madeleines dans du coca, la différence entre « émigré » et « immigré » m’agace – merci je me sens moins seule -, je porte un amour compulsif pour les dates, j’aime beaucoup les calembours comme « j’ai mal occu, j’ai mal occu, j’ai mal occupé ma jeunesse« , la lumière vive me panique et j’ai participé comme un tigre à Question pour un Super Champion, je suis, je suis… Olivier Liron !.

Voilà, je l’ai, « mon » livre dans la catégorie « drôle et touchant » de la Rentrée littéraire 2.018. Merci Olivier Liron!.

Voici une histoire qui se lit d’une traite, il y a du suspense haletant, lié à l’enchaînement des épreuves, il y a du rire dans la manière qu’à l’auteur de mettre en scène ce qu’il a vécu lors du tournage de l’émission, il y a de l’émotion vive dans les évènements qui se rappellent à l’auteur : son enfance, ses parents, le collège, les filles et autres pensées mordantes. Olivier Liron nous offre ce moment de vie, poétiquement décalé, adorablement subversif, délicatement subtil et joyeusement humain. Einstein, le sexe et moi est un vrai délice de lecture, de quoi jeter en l’air, de bonheur, les petites fiches jaunes de Julien L. (qui n’a jamais vu une fois dans sa vie « Question pour un champion« , ne peut comprendre cette excitation fugace et imagée). Zinzinulons donc pour ce second roman de l’auteur, véritable Charlie Chaplin de l’écriture, qui vous fera passer du rire aux larmes avec talent.

Einstein, le sexe et moi d’Olivier Liron aux éditions Alma – 195 p. – 18 euros –

Fanny.

Maude Mihami en dédicace

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Maude Mihami est l’autrice d’un premier roman très remarqué, Les dix voeux d’Alfréd (éd. Nil), qui raconte l’histoire d’un jeune garçon dans un petit village du centre-Bretagne, au début des années 70, qui avant ses 10 ans souhaite réaliser certains rêves. Avec son grand-père, ils vont tout mettre en œuvre… Un roman plein d’humour et de tendresse.

Pour l’anecdote, Maude a travaillé au Grenier  il y a une quinzaine d’années. Certains d’entre vous s’en souviennent peut-être…

Les libraires masqués

Énorme coup de cœur!!!

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Les frères K, David James Duncan, traduction Vincent Raynaud, Monsieur Toussaint Louverture, 800 pages, 24 euros.

Énorme. Ce n’est pas très recherché comme adjectif mais c’est vraiment le terme que j’ai eu en tête en refermant Les frères K il y a quelques heures. Il va falloir vous armer de patience par contre, parce qu’il ne paraitra que le 4 octobre. Mais je ne pouvais pas ne pas partager mon enthousiasme. Et pour vous rafraichir la mémoire, promis, je vous ferai un vrai article au moment de la sortie. Bref, énorme coup de cœur!

Emma